Il nous est à tous naturel de nous souvenir de Dieu lorsque nous allons mal. Nous n’attendons pas toujours de grands malheurs extérieurs: parfois une mauvaise humeur suffit. Tant que tout va bien, nous vivons notre vie; mais dès que des dérèglements apparaissent dans cette vie, nous disons: «Voici le problème, entre et guéris cela». Nous comptons que le Seigneur nous guérira et bandera nos plaies. Parfois même, nous pensons tout à fait sincèrement que nous voudrions vivre devant Sa face. Hélas, le Seigneur, qui connaît les cœurs humains, constate que notre piété est comme le brouillard du matin et comme la rosée qui disparaît vite... Et comment pourrait-il en être autrement si le but de cette piété est de trouver une solution à nos problèmes? Si nous sommes attachés à nos péchés plus qu’à Dieu, alors tous nos jeûnes et nos prières sont les mêmes holocaustes inutiles. La prière qui vient du cœur ne peut pas ne pas transformer le cœur. Et si rien ne change dans notre vie, il vaut la peine de réfléchir: peut-être ne voulons-nous tout simplement pas que Dieu entre dans chaque recoin de notre cœur? Peut-être ne Le laissons-nous entrer que lorsque nous ne pouvons pas nous en sortir seuls, puis, nous sentant mieux, fermons-nous la porte en disant: «Merci, Seigneur, maintenant je vais m’en occuper moi-même»? Si nous cherchons réellement à connaître le Seigneur, il nous faudra ouvrir les yeux, voir la lumière éblouissante du jugement de Dieu et comprendre qu’Il attend de nous non des paroles, mais une conversion, un changement de vie.