Dans l'antiquité, au temps du Premier, et peut-être même du Deuxième Temple, il y avait en Israël une fête qui s’appelle «le jour de Yahvé» ou «le jour du Seigneur». Probablement, elle se tenait en automne, quelque part près...
Dans l'antiquité, au temps du Premier, et peut-être même du Deuxième Temple, il y avait en Israël une fête qui s’appelle «le jour de Yahvé» ou «le jour du Seigneur». Probablement, elle se tenait en automne, quelque part près du Nouvel an juif et la fête de Yom Kippour, qui dans l'antiquité, et en nos jours est pour les croyants Juifs le jour de Jugement et des propitiations.
Et dans l'antiquité le jour du Seigneur était encore comme le jour d’intronisation de Yahvé, par lequel était liée l'expérience des visions du Trône de la gloire, dont la tradition avec les racines part, probablement, de l’antiquité, au temps de Salomon. Et bien sûr, ce jour, le jour de la fête de leur Dieu, les croyants attendaient comme le jour de leur fête personnelle, le jour, où ils verront ensemble avec leur Dieu la gentilité couchée à leurs pieds. Et Dieu jugera ce monde, qui se trouvait autrefois assez hostile à Son peuple. Le prophète voit la situation tout à fait autrement.
Il dit: Dieu viendra lorsqu’on ne L'attend pas; êtes-vous sûr que Son arrivée, Sa fête sera une fête et pour vous aussi? En répétant en quelque sorte ce qu'autrefois, avant encore la captivité disait Amos, Malachie rappelle à ceux qui l’écoutent : toute rencontre avec Dieu est un jugement en elle-même. Êtes-vous prêts pour le jugement? Et est-ce que quelqu’un peut être en général prêt au jugement?
Rencontrer Dieu est en même temps joyeux et horrible. Joyeux parce qu'une telle rencontre ne peut ne pas réjouir ceux qui cherchent Dieu; horrible parce que personne ne pourra jamais être tout à fait prêt à une telle rencontre. L' insoluble antinomie, dont est en mesure de résoudre seul le Sauveur Lui-même. Bien sûr, avec notre accord.
1 m) Le précurseur de Yahvé, cf. déjà Isa 40.3, sera identifié à Élie, 3.23. Mt 11.10 applique ce texte à Jean-Baptiste, nouvel Élie, Mt 11.14 ; Mc 1.2 ; Lc 1.17, 76.
1 n) L’Ange de la nouvelle alliance n’est pas le précurseur dont il est parlé ci-dessus, car son arrivée au Temple est simultanée à celle de Yahvé. C’est sans doute une désignation mystérieuse de Yahvé lui-même, par référence implicite à Ex 3.2 ; 23.20, cf. Gn 16.7. Mt 11.10 invite à l’interpréter du Christ.
6 o) Il faut peut-être lier ce passage à 1.2-5 il donnerait ainsi la réponse aux sceptiques qui s’expriment en 1.2.
6 p) Sous-entendu d’être le fils de celui qui supplanta et trompa son frère, cf. vv. 8-9.
Le livre dit de « Malachie » était probablement anonyme, car ce nom signifie « mon messager » et paraît être tiré de 3.1. Il se compose de six morceaux bâtis sur le même type : Yahvé, ou son prophète, lance une affirmation, qui est discutée par le peuple ou par les prêtres et qui est développée dans un discours où voisinent menaces et promesses de salut. Il y a deux grands thèmes : les fautes cultuelles des prêtres et aussi des fidèles, 1.6–2.9 et 3.6-12, le scandale des mariages mixtes et des divorces, 2.10-16. Le prophète annonce le Jour de Yahvé, qui purifiera les membres du sacerdoce, dévorera les méchants et assurera le triomphe des justes, 3.1-5, 13-21. Le passage 3.22-24 est ajouté, peut-être aussi 2 11-13.
Le contenu du livre permet de déterminer sa date : il est postérieur au rétablissement du culte dans le Temple rebâti, 515, et antérieur à l’interdiction des mariages mixtes sous Néhémie, 445, probablement assez proche de cette dernière date. L’élan qu’Aggée et Zacharie avaient donné est brisé et la communauté se laisse aller. En s’inspirant du Deutéronome, et aussi d’Ézéchiel, le prophète affirme qu’on ne se moque pas de Dieu, qui exige de son peuple religion intérieure et pureté. Il attend la venue de l’Ange de l’Alliance, préparée par un mystérieux envoyé, 3.1, dans lequel Mt 11.10, cf. Lc 7.27 et Mc 1.2, a reconnu Jean-Baptiste, le Précurseur. Cette ère messianique verra le rétablissement de l’ordre moral, 3.5, et de l’ordre cultuel, 3.4, culminant dans le sacrifice parfait offert à Dieu par toutes les nations, 1.11.