Le Seigneur est appelé ici le Dieu de vérité, ce qui signifie qu'Il ne ressemble pas aux dieux tels que les païens se les représentaient, dotés de « faiblesses » humaines qui sont en réalité des vices, dont le mensonge. Mais il est plus important encore de constater que Celui dont la puissance surpasse tout ne nous attire pas à Lui par Sa puissance, ni par la force, ni par la possibilité de recevoir de Lui richesse et prospérité, mais par la vérité. Celle-ci paraît si peu importante à tant de gens habitués à dire : « Si tu ne trompes pas, tu ne vendras pas », ou : « Le naïf dit la vérité, alors tout le monde lui fait porter l'eau. » Mais le Seigneur nous propose une autre force, qui se révèle au sein d'une faiblesse apparente, à l'encontre de toutes les idées reçues.
Ce n'est probablement pas un hasard si, après l'appel à offrir des sacrifices de justice, le psalmiste mentionne prophétiquement le pain et le vin, que le Fils de Dieu, qui S'est offert en sacrifice, appellera Son Corps et Son Sang...
