Comme les images évangéliques sont polysémiques; coupées du contexte, elles émeuvent. N’est ce pas dans cette même Évangile que les disciples de Jésus voulaient faire descendre le feu du ciel, et Jésus leur interdit (voir Luc 9:54-56)? Il s’agit alors d’un autre feu ici, qui ne sert pas à détruire, mais plutôt à sauver les gens. Peut-être s’agit –il du feu de la pentecôte (voir Actes des apôtres 2:3), ou du feu de la purification (Is 4:4; Rev 3:18); ou peut-être s’agit-il du feu de la foi dans nos cœurs, dont avait merveilleusement dit la mère Marie (Skobstova): «Le christianisme est un feu, ou alors il n’existe pas». Est-ce que ce feu brule en nous, sommes-nous chauds ou simplement tièdes (voir Rev 3:15-16)? Comme notre cœur avait brûlé lorsque Le Seigneur nous offrit la première rencontre avec Lui (Luc 24:32). Ne sommes nous pas refroidis, n’avons nous pas abandonné notre premier amour (voir Rev 2:4)? C’est en effet notre responsabilité de conserver ce feu, que Jésus a fait descendre sur la terre.