Comme on voit, le sermon des apôtres touchait les coeurs non seulement les Juifs, mais aussi les païens. Il n’y a bien sûr rien de surprenant ici: car le Royaume était ouvert dès le début à quiconque était prêt à faire confiance au Sauveur. Une autre chose est intéressante: ces gens venant à l'Église, qui étaient encore tout récemment des païens sont perçus par le saint écrivain comme une partie intégrante du nouveau peuple de Dieu, comme ceux qui étaient «ordonnés» à la vie éternelle, à la vie du Royaume. En principe, il n’y a bien sûr rien de particulièrement extraordinaire dans une telle vision de l'Église, comme un nouveau peuple de Dieu. Le peuple de Dieu, selon les représentations généralement acceptées à cette époque dans le milieu synagogal, était conçu par Dieu encore avant même la création du monde, tout comme et le Messie. Et l'Église déjà pendant la vie de la première génération chrétienne a transféré cette compréhension et sur elle-même aussi, comme le nouveau peuple de Dieu. Mais en ce qui concerne les païens, la situation n'était pas si univoque. Certes, les prophètes ont dit bien des fois qu'avec l'arrivée du Messie les païens s'adresseront au Dieu d'Israël et feront partir du peuple de Dieu en tant que sa partie intégrante. Mais une telle appartenance ne signifiait apparemment pas que le plan de Dieu en ce qui concerne le peuple de Dieu comprenait dès le début les païens aussi. Il était la manifestation de la miséricorde de Dieu, Qui, ne promettant rien d'avance aux païens, néanmoins à travers le Messie leur donne la possibilité de devenir les participants de Son plan sur le salut du monde. Mais l'Église, comme on voit, a répandu les représentations sur le plan de Dieu en ce qui concerne Son peuple à tous ses membres, indépendamment de l'origine. Une telle reconsidération des frontières du peuple de Dieu était extraordinairement importante: car d’après la définition traditionnelle judaïque de ces frontières, aucun païen même croyant au Dieu d'Israël, dans n’entrait pas dans leurs cadres, s'il n'acceptait pas le judaïsme dans toute sa plénitude, en devenant Juif. L'église a lié dès le début les frontières du peuple de Dieu non pas avec le peuple juif, comme un groupe ethnique, et non pas avec la Synagogue, mais avec la personnalité du Messie. Les frontières du peuple s'élargissaient avec ce point de vue, mais les anciennes alliances conclues par Dieu avec Son peuple, n'étaient pas dévalorisés de plus : car les relations avec le Dieu sont un processus unique et spirituellement intègre, dans lequel est importante chaque étape, commençant par Abraham et finissant par le Christ. Et il y avait encore l’alliance avec Noé, par cette image collective de tous les justes de la gentilité, à qui un nouveau regard sur le peuple de Dieu ouvrait la voie à l'Église, en passant la Synagogue. Ainsi le Royaume a réuni l’ancien peuple de Dieu avec tout juste, cherchant la vraie vie dans toute sa plénitude. |
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