Le psalmiste a conscience de sa pauvreté, et il ne s’agit pas seulement d’une pauvreté matérielle, bien que David ait connu plus d’une fois les difficultés au cours de ses errances. Mais il semble parler d’une autre pauvreté, de celle qui sera appelée pauvreté en esprit.
C’est précisément grâce à elle qu’il devient capable d’entendre Dieu et d’accueillir ce qu’Il lui dit. C’est pourquoi, en demandant au Seigneur de le protéger de ses ennemis, le psalmiste déplore qu’ils ne mettent pas Dieu devant leurs yeux. Ainsi, son combat contre ses ennemis ne devient pas une simple confrontation entre « nous » et « eux », mais la défense de l’espérance dans le Seigneur face à un monde qui ne Le connaît pas ou qui Lui est hostile.
Pourtant, même entouré d’ennemis, au milieu d’un monde où règne l’hostilité, le psalmiste proclame que toutes les nations glorifieront le Seigneur. Rien d’humain ne permettait une telle affirmation. Mais ces paroles ne lui ont pas été dictées par la raison humaine. David les a entendues grâce à son ouverture à Dieu.
