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La Bible pour les débutants pour le 29 août 2022

La Bibbia (it)

Luca, Capitolo 22,  versi 39-71

39 Uscito se ne andò , come al solito, al monte degli Ulivi; anche i discepoli lo seguirono.
40 Giunto sul luogo, disse loro: «Pregate, per non entrare in tentazione».
41 Poi si allontanò da loro quasi un tiro di sasso e, inginocchiatosi, pregava:
42 «Padre, se vuoi, allontana da me questo calice! Tuttavia non sia fatta la mia, ma la tua volontà ».
43 Gli apparve allora un angelo dal cielo a confortarlo.
44 In preda all'angoscia, pregava più intensamente; e il suo sudore diventò come gocce di sangue che cadevano a terra.
45 Poi, rialzatosi dalla preghiera, andò dai discepoli e li trovò che dormivano per la tristezza.
46 E disse loro: «Perché dormite? Alzatevi e pregate, per non entrare in tentazione».
47 Mentre egli ancora parlava, ecco una turba di gente; li precedeva colui che si chiamava Giuda, uno dei Dodici, e si accostò a Gesù per baciarlo.
48 Gesù gli disse: «Giuda, con un bacio tradisci il Figlio dell'uomo?».
49 Allora quelli che eran con lui, vedendo ciò che stava per accadere, dissero: «Signore, dobbiamo colpire con la spada?».
50 E uno di loro colpì il servo del sommo sacerdote e gli staccò l'orecchio destro.
51 Ma Gesù intervenne dicendo: «Lasciate, basta così !». E toccandogli l'orecchio, lo guarì .
52 Poi Gesù disse a coloro che gli eran venuti contro, sommi sacerdoti, capi delle guardie del tempio e anziani: «Siete usciti con spade e bastoni come contro un brigante?
53 Ogni giorno ero con voi nel tempio e non avete steso le mani contro di me; ma questa è la vostra ora, è l'impero delle tenebre».
54 Dopo averlo preso, lo condussero via e lo fecero entrare nella casa del sommo sacerdote. Pietro lo seguiva da lontano.
55 Siccome avevano acceso un fuoco in mezzo al cortile e si erano seduti attorno, anche Pietro si sedette in mezzo a loro.
56 Vedutolo seduto presso la fiamma, una serva fissandolo disse: «Anche questi era con lui».
57 Ma egli negò dicendo: «Donna, non lo conosco!».
58 Poco dopo un altro lo vide e disse: «Anche tu sei di loro!». Ma Pietro rispose: «No, non lo sono!».
59 Passata circa un'ora, un altro insisteva: «In verità , anche questo era con lui; è anche lui un Galileo».
60 Ma Pietro disse: «O uomo, non so quello che dici». E in quell'istante, mentre ancora parlava, un gallo cantò .
61 Allora il Signore, voltatosi, guardò Pietro, e Pietro si ricordò delle parole che il Signore gli aveva detto: «Prima che il gallo canti, oggi mi rinnegherai tre volte».
62 E, uscito, pianse amaramente.
63 Frattanto gli uomini che avevano in custodia Gesù lo schernivano e lo percuotevano,
64 lo bendavano e gli dicevano: «Indovina: chi ti ha colpito?».
65 E molti altri insulti dicevano contro di lui.
66 Appena fu giorno, si riunì il consiglio degli anziani del popolo, con i sommi sacerdoti e gli scribi; lo condussero davanti al sinedrio e gli dissero:
67 «Se tu sei il Cristo, diccelo». Gesù rispose: «Anche se ve lo dico, non mi crederete;
68 se vi interrogo, non mi risponderete.
69 Ma da questo momento starà il Figlio dell'uomo seduto alla destra della potenza di Dio».
70 Allora tutti esclamarono: «Tu dunque sei il Figlio di Dio?». Ed egli disse loro: «Lo dite voi stessi: io lo sono».
71 Risposero: «Che bisogno abbiamo ancora di testimonianza? L'abbiamo udito noi stessi dalla sua bocca».
Lire la suite:Luca, Capitolo 23
Notes:
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Commentaire sur le livre
Notes sur la partie

41 h) La prière se faisait normalement debout, cf. 1 R 8.22 ; Mt 6.5 ; 18.11, mais aussi à genoux quand elle devenait plus intense ou plus humble, cf. Ps 95.6 ; Isa 45.23 ; Dn 6.11 ; Ac 7.60 ; 9.40 ; 20.36 ; 21.5.


44 i) Bien qu’omis par quelques bons témoins, les vv. 43-44 sont à maintenir. Attestés dès le IIe siècle par de nombreux témoins, ils présentent le style et la manière de Luc. Leur omission s’explique par le souci d’éviter un abaissement de Jésus jugé trop humain.


54 j) Dans Mt, la troupe met la main sur Jésus dès que Judas l’a embrassé ; suit l’épisode de l’oreille coupée ; le discours de Jésus vient en dernier lieu. De même dans Mc. L’ordre de Lc, où l’arrestation suit le discours de Jésus, souligne la maîtrise de Jésus sur l’événement. Cf. en ce sens Jn 10.18 ; 18.4-6.


63 k) Se plaçant durant l’attente de la nuit, avant la séance du Sanhédrin et non après elle comme chez Mt Mc, les outrages chez sont le fait, non des sanhédrites, mais de la valetaille. De plus, à la différence encore de Mt 26.68 ; Mc 14.65 (voir les notes), Jésus a le visage voilé, si bien que les outrages deviennent chez un jeu de devinette, bien connu dans le monde ancien et même en tous les temps. Sur ces points le récit de a sans doute plus de vraisemblance que ceux de Mt et Mc.


66 l) Au lieu des deux comparutions de Mt et Mc, n’en a qu’une, au matin et sans doute dans le bâtiment du « Tribunal », près du Temple. Cf. Mt 26.57.


66 m) « Anciens » ne désigne pas ici l’un des trois éléments du Sanhédrin (les anciens), mais le Sanhédrin tout entier, dont indique les deux éléments les plus importants (grands prêtres et scribes).


66 n) Plutôt que les personnes qui composaient le Sanhédrin, ce terme doit désigner ici le local officiel de leurs réunions. Ce local se trouvait, au moins en partie, sur l’esplanade du Temple, dans sa région sud-ouest. Il n’ouvrait ses portes qu’au petit matin, comme le suppose le v. 66.


69 o) évite le « vous verrez » de Mt et de Mc, ainsi que l’allusion à Dn. Peut-être a-t-il voulu éviter l’attente d’une Parousie prochaine, à laquelle pouvait prêter cette parole mal comprise.


71 p) distingue mieux que Mt Mc les deux titres de « Christ », v. 67, et « Fils de Dieu », v. 70 ; comparer Jn 10.24-39.


71 q) n’a ni faux témoignages (mais cf. Ac 6.11-14), ni sentence de mort explicite. Il semble bien dépendre d’une autre source que Mc Mt.


Le mérite particulier du troisième évangile lui vient de la personnalité très attachante de son auteur, qui y transparaît sans cesse. Saint Luc est un écrivain de grand talent et une âme délicate. Il a mené son œuvre de façon originale, avec un souci d’information et d’ordre, 1.3. Ce n’est pas à dire qu’il ait pu donner aux matériaux reçus de la tradition un arrangement plus «sp;historique » que Matthieu et Marc ; son respect des sources et sa façon de les juxtaposer ne le lui permettaient pas. Son plan reprend les grandes lignes de celui de Marc avec quelques transpositions, ou omissions. Des épisodes sont déplacés, 3.19-20 ; 4.16-30 ; 5.1-11 ; 6.12-19 ; 22.31-34, etc., tantôt par soucis de clarté et de logique, tantôt par influence d’autres traditions, parmi lesquelles il faut noter celle qui se reflète également dans le quatrième évangile. D’autres épisodes sont omis, soit comme moins intéressants pour les lecteurs païens, cf. Mc 12.28-34, à comparer Lc 10.25-28. On remarquera surtout l’absence d’un correspondant à Mc 6.45-8.26. La différence la plus notable par rapport au deuxième évangile est la longue section médiane 9.51-18.14, qui est présentée sous la forme d’une montée vers Jérusalem à l’aide de notations répétées, 9.51 ; 13.22 ; 17.11, cf. Mc 10.1, et où l’on verra moins le souvenir réel de différents voyages que l’insistance voulue sur une idée théologique chère à Luc : la Ville sainte est le lieu où doit s’accomplir le salut 9.31 ; 13.33 ; 18.31 ; 19.11, c’est là que l’Évangile a commencé, 1.5s, et c’est là qu’il doit finir, 24.52s – par des apparitions et des entretiens qui n’ont pas lieu en Galilée, 24.13-51 ; et comp. 24.6 avec Mc 16.7, Mt 28.7, 16-20 – car c’est de là que doit partir l’évangélisation du monde, 24.47 ; Ac 1.8. Dans un sens plus large, c’est la montée de Jésus (et du chrétien) vers Dieu.

D’autres traits littéraires de Luc sont l’emploi des genres du symposium, 7.36-50 ; 11.37-54 ; 14.1-24, et du discours des adieux, 22.14-38, son goût des parallèles (Jean le Baptiste et Jésus, 1.5-2.52) et des inclusions, et le schéma promesse-accomplissement qui ponctue son récit.

Si l’on poursuit dans le détail la comparaison de Luc avec Marc et Matthieu, on observe sur le vif l’activité toujours en éveil d’un écrivain qui excelle à présenter les choses d’une façon qui lui est propre, évitant ou atténuant ce qui peut froisser sa sensibilité ou celle de ses lecteurs (8.43 comp. Mc 5.26 om. Mc 9.43-48 ; 13.32, etc.), ou bien leur être peu compréhensible (om. Mc 4.13 ; 8.32s ; 9.28s ; 14.50) ou les excluant (Lc 9.45 ; 18.24 ; 22.45), interprétant les termes obscurs (6.15) ou précisant la géographie (4.31 ; 19.28s, 37 ; 23.51), etc. Par ces nombreuses et fines touches, et surtout par le riche apport dû à son enquête personnelle, Luc nous livre les réactions et les tendances de son âme ; ou plutôt, par le moyen de cet instrument de choix, l’Esprit-Saint nous présente le message évangélique d’une façon originale, riche de doctrine. Il s’agit moins d’ailleurs de grandes thèses théologiques (les idées maîtresses sont les mêmes que chez Marc et Matthieu) que d’une psychologie religieuse où l’on trouve, mêlées à une influence très discrète de son maître Paul, les inclinations propres au tempérament de Luc. En vrai « scriba mansuetudinis Christi » (Dante), il aime à souligner la miséricorde de son Maître pour les pécheurs, 15.1s, 7, 10, et à raconter des scènes de pardon, 7.36-50 ; 15.11-32 ; 19.1-10 ; 23.34, 39-43. Il insiste volontiers sur la tendresse de Jésus pour les humbles et les pauvres, tandis que les orgueilleux et les riches jouisseurs sont sévèrement traités, 1.51-53 ; 6.20-26 ; 12.13-21 ; 14.7-11 ; 16.15, 19-31 ; 18.9-14. Cependant même la juste condamnation ne se fera qu’après les délais patients de la miséricorde, 13.6-9 ; comp. Mc 11.12-14. Il faut seulement qu’on se repente, qu’on se renonce, et ici la générosité exigeante de Luc tient à répéter l’exigences d’un détachement décidé et absolu, 14.25-34, notamment par l’abandon des richesses, 6.34s ; 12.33 ; 16.9-13. On notera encore les passages propres au troisième évangile sur la nécessité de la prière, 11.5-8 ; 18.1-8, et sur l’exemple qu’en a donné Jésus, 3.21 ; 5.16 ; 6.12 ; 9.28. Enfin, comme chez saint Paul et dans les Actes, l’Esprit Saint occupe une place de premier plan que Luc seul souligne en 1.15, 35, 41, 67 ; 2.25-27 ; 4.1, 14, 18 ; 10.21 ; 11.13 ; 24.49. Ceci, avec l’atmosphère de reconnaissance pour les bienfaits divins et d’allégresse spirituelle, qui enveloppe tout le troisième évangile, 2.14 ; 5.26 ; 10.17 ; 13.17 ; 18.43 ; 19.37 ; 24.51s, achève de donner à l’œuvre de Luc cette ferveur qui touche et réchauffe le cœur.

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