Au début, le prophète ne nomme pas le pays au-delà des fleuves d’Éthiopie, mais nous savons que les Égyptiens voyageaient sur les eaux dans des embarcations de papyrus...
Au début, le prophète ne nomme pas le pays au-delà des fleuves d’Éthiopie, mais nous savons que les Égyptiens voyageaient sur les eaux dans des embarcations de papyrus. L’heure est venue pour le prophète de s’adresser au pays qui fut autrefois la maison de servitude de ses ancêtres et qu’ils avaient donc quitté. Un ennemi redoutable s’avance contre l’Égypte, le même qui marche contre Israël.
Nous nous préparons déjà à entendre des paroles prophétiques sur la rétribution qui doit frapper les Égyptiens pour leurs péchés. Oui, les paroles de dénonciation sont nécessaires, et elles seront prononcées. Mais soudain, le discours prophétique prend une tournure inattendue, et nous entendons des paroles étonnantes : le temps viendra où ce même peuple puissant, qui commet aujourd’hui l’iniquité par ses conquêtes et menace tous ses voisins, apportera une offrande au Seigneur des Armées.
Ceux qui entendirent cette prophétie pour la première fois durent être très surpris. Aujourd’hui encore, de nombreux esprits ont beaucoup de mal à admettre ce qu’a dit Isaïe. Pourtant, la parole du Seigneur est proclamée depuis plus de deux millénaires et demi : aucun peuple ne peut être marqué du sceau du désespoir, et la possibilité de répondre à l’appel du Seigneur et de L’accueillir n’est fermée à personne.