Bible-Centre

La réflexion principale pour le 1 juin 2022

En disant qu'on veut Le tuer, Jésus n'a pas seulement en vue la situation concrète qui se trouvait alors sous les yeux de Ses auditeurs. Il parlait de Son ministère dans son ensemble. Et de l'attitude envers ce ministère non seulement de ceux qui L'entendaient à cet instant précis, mais de tous ceux qui se considéraient comme des zélateurs de l'orthodoxie. Bien sûr, le jour même où Il prononçait ces paroles, personne ne s'apprêtait réellement à Le tuer. Mais Jésus comprend : ce qu'Il fait, on peut l'accepter ou le rejeter. Il n'y a pas de milieu. Et si on le rejette, on ne peut le rejeter qu'avec Lui. Cela signifie que ceux qui rejettent devront essayer de se débarrasser de Lui. Le tuer.

Ils n'ont pas d'autre issue : le refus de Ses paroles et de Lui-même doit être mené jusqu'au bout, tout comme l'acceptation de l'une et de l'autre. Car il ne s'agit pas ici d'un nouvel enseignement, ni même d'une nouvelle religion. Il s'agit d'une réalité nouvelle qu'Il a apportée dans le monde. On peut ne pas accepter une religion et ignorer ses adeptes. On peut ne pas partager un enseignement et ne pas prêter attention à ses disciples. Mais il est impossible de ne pas faire attention à la réalité du Royaume, de l'ignorer complètement. Ou plutôt, ce serait possible seulement si l'on parvenait d'une manière ou d'une autre à se débarrasser de cette réalité.

Et la première chose qui vient à l'esprit est de se débarrasser de Celui qui a apporté cette réalité nouvelle dans le monde. Car il y a là un conflit qui ne peut se résoudre autrement. Jésus décrit très précisément le problème en comparant la guérison le jour du sabbat à la circoncision ce même jour. La première est inadmissible, la seconde tout à fait admissible. Pourtant la circoncision n'est qu'un signe de l'alliance conclue avec Dieu, une tradition qui, en elle-même, ne porte pas de contenu spirituel, mais ne fait qu'y renvoyer comme tout signe.

Mais ici, dans la religion, ce signe et son acceptation sont devenus une prescription rituelle. Et les interdits du sabbat se sont eux aussi transformés avec le temps en prescriptions rituelles, perdant leur sens initial : donner à l'homme la possibilité de passer le jour du sabbat dans le repos, afin qu'au silence extérieur s'ajoute le silence intérieur. Ici, il y a deux rites, et le conflit s'est trouvé tout à fait soluble. Mais la guérison le jour du sabbat est un retour aux fondements spirituels.

Au sens initial du sabbat, car son sens initial se résume précisément à passer le jour avec Dieu. Et voici une guérison, la manifestation de la force de Dieu et de Son Royaume. Et c'est justement cela qui apparaît aux zélateurs de l'orthodoxie comme une violation de la norme religieuse. Ce conflit-là est réellement insoluble. Il faut choisir : ou le rituel religieux, ou le Royaume. Et si c'est le rituel, alors il faut se débarrasser du Royaume, comme de Celui qui l'a apporté dans le monde. Voilà pourquoi ils veulent Le tuer, parfois sans s'en rendre compte eux-mêmes. Et Il le sait. Mais tel est Son chemin terrestre.

Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible.

Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit.