Combien de fois faisons-nous à d'autres un « débriefing » sur la base d'informations tout à fait peu fiables ou simplement d'une attitude partiale. Paul insiste sur le fait que, dans l'Église, une telle chose est inadmissible. On ne peut accuser un presbytre, un homme revêtu d'autorité et de responsabilité, qu'en présence de trois témoins. De témoins précisément. Non de commères, non de personnes ayant leur propre opinion, mais de témoins disposant de faits pour reprendre. Cela est difficile à accepter, parce qu'il devient alors impossible de demander des comptes à une personne qui a commis une faute ou un crime si seule la victime peut témoigner. Mais dans l'Église il n'y a pas de code pénal; elle vit selon d'autres normes et d'autres règles. Dans l'Église, tout ce qui est caché devient manifeste. Le mauvais comme le bon finira tôt ou tard par paraître. Et si, dans le monde, les hommes veulent une rétribution immédiate, dans l'Église nous savons avec certitude que l'on peut remettre la vengeance à Dieu.