C’est tout de même intéressant : le sentiment de peur est-il familier au croyant? Et s'il est familier, pourquoi? Il semblerait, que si Dieu est à côté, on n'a rien et personne à craindre. C’est bien sûr comme cela, mais après l'observation de deux conditions très importantes...
C’est tout de même intéressant : le sentiment de peur est-il familier au croyant? Et s'il est familier, pourquoi? Il semblerait, que si Dieu est à côté, on n'a rien et personne à craindre. C’est bien sûr comme cela, mais après l'observation de deux conditions très importantes. Premier : Dieu doit obligatoirement être à côté. C’est surtout Lui, et seulement Lui-même. On peut, certes, s’imaginer qu’Il est à côté, ou se persuader qu'Il doit être là, obligatoirement, il ne peut pas être autrement.
Les émotions, particulièrement les émotions religieuses sont assez souvent très convaincantes, et la théologie peut être encore plus convaincante que les émotions (bien que pas toujours). Voici seulement qu’en cas de danger réel, ni l'émotion, ni la théologie n'aideront pas. Seul Dieu peut aider ici. Et Il aidera, si on respecte la deuxième condition: pour aider, Dieu doit vraiment être proche.
Certes, personne ne refuserait quelque chose de pareille. Mais, en général, en souhaitant voir Dieu à côté, peu sont ceux qui pensent qu'Il sera avec nous seulement sur Ses conditions, et Sa principale condition consiste en ce que, en se trouvant à côté de nous, c’est bien Lui qui définira le cours de notre vie, et personne d'autre.
Mais nous aurions voulu autrement: vivre à notre guise, et avoir Dieu à côté comme assistant dans nos affaires et dans la réalisation de nos projets. Et alors Il s'écarte, et viennent sur Sa place les émotions religieuses et la théologie. Et nous oublions tout, nous acceptons tout et nous L'appelons en aide seulement quand arrive un réel danger. Bien, si cet appel n’est pas trop tard.