Bible-Centre

La réflexion principale pour le 23 janvier 2020

L'auteur de l’épître aux Hébreux exprime quoi qu’entre autres une intéressante idée: il lie la capacité de comprendre et d'écouter avec la maturité spirituelle. Certes, il s’agit dans ce cas qu’on peut comprendre adéquatement certaines choses liées à la vie spirituelle, seulement en ayant l'expérience correspondante. Mais est-ce seulement cela? Et peut-on considérer la capacité même de comprendre comme un signe de la maturité spirituelle? Certainement, c’est connu de tous que l'élève venant tout juste de commencer les études, doit se taire et écouter ses professeurs, et il ne pourra parler que lorsque le professeur attend une réponse de lui.

Et puis arrive forcément le moment, quand l'élève devient, comme on appelait encore pas si longtemps «un jeune spécialiste» et reçoit aussi le droit d'enseigner les pareils élèves, dont il était lui-même récemment. C’est caractère pour le milieu religieux pas moins, que pour n'importe quel autre : les néophytes qui étaient encore pas si longtemps catéchumènes, sont d'habitude très bavards et très catégoriques.

Mais, si le procès de la maturation spirituelle se passe normalement et les catéchumènes ne restent pas éternellement néophytes, le désir de parler se transforme assez bientôt chez eux en désir d'écouter. Et ce n'est pas étonnant : puisque la vie spirituelle n’est pas un monologue, mais un dialogue, le dialogue avec Dieu et le prochain. Et pour un tel dialogue, la capacité d'écouter et comprendre n’est pas moins, et parfois même plus considérable, que la capacité de parler.

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