Le dénouement de l'histoire de Ruth est très caractéristique ; on a envie de l'appeler une « fin heureuse ». Entre autres choses, l'auteur du livre avait manifestement besoin d'un tel dénouement. Il veut que nous voyions que l'accomplissement des commandements de Dieu conduit précisément à la bénédiction, au rétablissement miraculeux d'une vie humaine qui se défait. Mais l'inspiration divine de l'auteur ne se manifeste pas dans ce but didactique. Il nous apprend que Ruth est désormais incluse dans la généalogie du Messie : elle et Booz sont devenus les ancêtres du roi David, et donc de son Descendant. Voilà ce qui importe vraiment : l'accomplissement des commandements et la fidélité dans les grandes et les petites choses associent une personne, ici Ruth, à l'œuvre que Dieu accomplit dans le monde. La prospérité que Ruth a trouvée dans la maison de Booz passe au second plan. Toute la vie de Ruth acquiert un sens éternel et une dimension nouvelle, éternelle.
