Si le monde est si bon, si le Dieu qui l’a créé se soucie vraiment de l’homme, comment expliquer alors ce que nous voyons tout autour: pourquoi l’homme ne sait pas vivre en paix avec soi-même, avec sa famille, avec la terre ? Pourquoi tous les domaines des relations humaines s’avèrent déformer, et il ne reste à l’homme que de «manger le pain à la sueur de son visage», combattre avec la nature, avec la femme, avec Dieu? Cette question est mise dans la culture et les mythes religieux dès le début de l'histoire humaine.
La Parole donne encore une réponse symbolique et paradoxale : le problème n’est pas dans la jalousie des dieux et non dans la colère des démons – l’homme, Adam, chacun de nous, au plus profond de son essence a voulu vivre sans Dieu, et a reçu à la suite une prise de conscience amère de son impuissance et sa courbature, au lieu de la sagesse et du pouvoir. Et tout ce qui reste du paradis est une lueur d'espoir: un jour l’homme vaincra le serpent... Il est important que cet espoir ne soit pas seulement le fruit de l'irresponsable optimisme humain. Dieu Lui-même, en mettant à l’écart de l'éternité l’homme coupable pour qu'il ne souffre pas éternellement, donne la promesse de la victoire. Cette parole est proprement dit adresser au serpent - et elle nous donne le droit de croire que le serpent sera vaincu, et dans l'histoire de l'univers, et dans notre vie.