Bible-Centre

La Bible en cinq ans pour le 30 mai 2018

New International Version (en)

2 Chronicles, Chapter 3

Then Solomon began to build the temple of the LORD in Jerusalem on Mount Moriah, where the LORD had appeared to his father David. It was on the threshing floor of Araunah1 3:1 Hebrew Ornan , a variant of Araunah the Jebusite, the place provided by David.
He began building on the second day of the second month in the fourth year of his reign.
The foundation Solomon laid for building the temple of God was sixty cubits long and twenty cubits wide2 3:3 That is, about 90 feet (about 27 meters) long and 30 feet (about 9 meters) wide (using the cubit of the old standard).
The portico at the front of the temple was twenty cubits3 3:4 That is, about 30 feet (about 9 meters); also in verses 8, 11 and 13 long across the width of the building and twenty cubits4 3:4 Some Septuagint and Syriac manuscripts; Hebrew and a hundred and twenty high.
He overlaid the inside with pure gold.
He paneled the main hall with pine and covered it with fine gold and decorated it with palm tree and chain designs.
He adorned the temple with precious stones. And the gold he used was gold of Parvaim.
He overlaid the ceiling beams, doorframes, walls and doors of the temple with gold, and he carved cherubim on the walls.
He built the Most Holy Place, its length corresponding to the width of the temple-twenty cubits long and twenty cubits wide. He overlaid the inside with six hundred talents5 3:8 That is, about 23 tons (about 21 metric tons) of fine gold.
The gold nails weighed fifty shekels.6 3:9 That is, about 1 1/4 pounds (about 0.6 kilogram) He also overlaid the upper parts with gold.
10  In the Most Holy Place he made a pair of sculptured cherubim and overlaid them with gold.
11  The total wingspan of the cherubim was twenty cubits. One wing of the first cherub was five cubits7 3:11 That is, about 7 1/2 feet (about 2.3 meters); also in verse 15 long and touched the temple wall, while its other wing, also five cubits long, touched the wing of the other cherub.
12  Similarly one wing of the second cherub was five cubits long and touched the other temple wall, and its other wing, also five cubits long, touched the wing of the first cherub.
13  The wings of these cherubim extended twenty cubits. They stood on their feet, facing the main hall.8 3:13 Or facing inward
14  He made the curtain of blue, purple and crimson yarn and fine linen, with cherubim worked into it.
15  In the front of the temple he made two pillars, which together were thirty-five cubits9 3:15 That is, about 52 feet (about 16 meters) long, each with a capital on top measuring five cubits.
16  He made interwoven chains10 3:16 Or possibly made chains in the inner sanctuary ; the meaning of the Hebrew for this phrase is uncertain. and put them on top of the pillars. He also made a hundred pomegranates and attached them to the chains.
17  He erected the pillars in the front of the temple, one to the south and one to the north. The one to the south he named Jakin11 3:17 Jakin probably means he establishes . and the one to the north Boaz.12 3:17 Boaz probably means in him is strength .
Notes:
Commentaire sur le fragment en cours
Commentaire sur le livre
Notes sur la partie

2 j) Après « second mois » hébr. répète « le second » (jour ?), dittographie.


8 k) Le Chroniste remplace ici le terme Debir (cf. v. 16 ; 4.21, etc.) de 1 R par celui de « Saint des Saints » qui avait été utilisé par Ez 41.3-4 dans sa vision du Temple futur, et par Ex 26.34, etc., dans la description de la Demeure du désert. Ce terme est ensuite devenu courant.


14 l) C’est le rideau de la Demeure d’Ex 26.31. À sa place, le Temple de Salomon avait une porte de bois sur laquelle étaient sculptés des chérubins, 1 R 6.31-32, que le Chroniste récupère ici.


L’Ancien Testament comprend un second groupe de livres historiques, qui doublent en grande partie et ensuite prolongent l’histoire deutéronomiste qui s’étend de Josué à la fin des Rois. Ce sont les deux livres des Chroniques, puis celui d’Esdras et, selon l’opinion commune, celui de Néhémie. Les deux livres des Chroniques n’en formaient primitivement qu’un seul et les livres d’Esdras et de Néhémie faisaient partie du même ensemble, œuvre d’un seul auteur. Non seulement on y retrouve le même style et les mêmes idées fondamentales, mais la répétition, au début de Esd 1, des versets qui terminent 2 Ch 36 certifie l’unité de composition.

Les livres des Chroniques (d’après le titre hébreu ; la Bible grecque et la Vulgate les appellent « Paralipomènes », c’est-à-dire les livres qui donnent les « choses omises », qui apportent un complément) sont donc une œuvre du judaïsme postexilique, d’une époque où le peuple, privé de son indépendance politique, jouissait cependant d’une sorte d’autonomie reconnue par les maîtres de l’Orient : il vivait sous la direction de ses prêtres, selon les règles de sa loi religieuse. Le Temple et ses cérémonies étaient le centre de la vie nationale. Mais ce cadre légaliste et rituel est vivifié par un courant de piété personnelle, par les doctrines de sagesse, par le souvenir des gloires ou des défaillances du passé et la confiance dans les promesses des prophètes.

L’auteur des Chroniques, un lévite de Jérusalem, appartient profondément à ce milieu.

Il écrit après Esdras et Néhémie, notablement plus tard puisqu’il peut combiner à sa guise les sources qui les concernent. Le début de l’époque grecque, avant 300 av. J.-C., paraît être la date la plus vraisemblable. L’ouvrage reçut ensuite des additions, venant d’une ou de plusieurs mains, en particulier les tables généalogiques de 1 Ch 2-9 furent augmentées et des listes nominatives furent ajoutées, probablement celles des partisans de David, 12, celles des prêtres et des lévites, 15, et la longue addition de 1 Ch 23.3 – 27.34, qui recense le personnel cultuel et administratif de David.

Ces compléments, qui peuvent avoir utilisé de bons documents, restent dans la ligne de pensée du Chroniste.

Il manifeste un grand intérêt pour le Temple. Le clergé joue dans son œuvre un rôle prééminent, non seulement les prêtres et les lévites, selon l’esprit du Deutéronome et des textes sacerdotaux du Pentateuque, mais les classes inférieures du clergé, les portiers et les chantres, désormais assimilés aux lévites. La sanctification du clergé s’étend aux laïcs par leur participation aux sacrifices de communion, qui retrouvent chez le Chroniste leur importance ancienne. Cette communauté sainte n’est pas restreinte aux seuls Judéens : par-delà l’apostasie du royaume d’Israël, dont il parle le moins possible, il retrouve les Douze Tribus unies sous le sceptre de David et, au-delà des circonstances présentes, il attend la réunion de tous les fils d’Israël. Les païens eux-mêmes ne sont pas exclus de la prière du Temple. « Israël » est pour lui tout le peuple fidèle, avec qui Dieu avait fait alliance autrefois, avec qui il a renouvelé cette alliance en la personne de David. C’est sous David que se sont le mieux réalisées les conditions du règne de Dieu sur la terre, de la théocratie ; c’est dans l’esprit de David que la communauté doit vivre, avec un constant souci de réforme qui est un retour aux traditions, pour que Dieu lui garde sa faveur et accomplisse les promesses.

Le centre permanent d’intérêt de cette longue histoire est le Temple de Jérusalem et son culte, depuis les préparations sous David jusqu’à la restauration accomplie par la communauté revenue de l’Exil.

Ces grandes pensées du Chroniste expliquent la composition de son ouvrage. Les premiers chapitres, 1 Ch 1-9, donnent des listes généalogiques qui s’attardent davantage sur la tribu de Juda et la descendance de David, sur les lévites, sur les habitants de Jérusalem. Cela sert d’introduction à l’histoire de David qui occupe toute la fin du premier livre, 10-29. Les démêlés avec Saül sont omis, comme la faute avec Bethsabée, les drames de famille et les révoltes, mais la prophétie de Natân est mise en relief, 1 Ch 17, et une place considérable est faite aux institutions religieuses : transport de l’arche et organisation du culte à Jérusalem, 13, 15-16, préparatifs pour la construction du Temple, 21-29. David a dressé le plan, assemblé les matériaux, réglé les fonctions du clergé jusque dans les détails, et il a laissé la réalisation à son fils Salomon. Dans l’histoire de celui-ci, 2 Ch 1-9, la construction du Temple, la prière du roi lors de la dédicace et les promesses que Dieu fait en réponse occupent la plus grande place. À partir du schisme, le Chroniste ne se préoccupe que du royaume de Juda et de la dynastie davidique. Les rois sont jugés d’après leur fidélité ou leur infidélité aux principes de l’alliance, selon qu’ils se rapprochent ou s’écartent du modèle donné par David, 2 Ch 10-36. Les désordres sont suivis de réformes, dont les plus profondes sont celles d’Ézéchias et de Josias ; ce dernier roi a des successeurs impies qui précipitent le désastre, mais les Chroniques s’achèvent par la permission donnée par Cyrus de reconstruire le Temple. On a dit qu’elles se continuaient par les livres d’Esdras et de Néhémie.

Pour écrire cette histoire, l’auteur s’est servi d’abord des livres canoniques, ceux de la Genèse et des Nombres pour les listes du début, surtout ceux de Samuel et des Rois. Il les utilise librement, il choisit ce qui va à son propos, il ajoute et retranche. Cependant il ne cite jamais ces sources essentielles que nous pouvons vérifier. En revanche, il se réfère à un certain nombre d’autres ouvrages, des « livres » des rois d’Israël ou des rois d’Israël et de Juda, un « midrash » du livre des Rois, des « paroles » ou des « visions » de tel ou tel prophète. Ces écrits nous sont inconnus et on discute sur leur contenu et leurs relations mutuelles. Ils décrivaient probablement les différents règnes à la lumière des interventions prophétiques. Il est douteux que le Chroniste ait utilisé aussi des traditions orales.

Puisque le Chroniste a eu des sources que nous ignorons et qui pouvaient être dignes de foi, il n’y a pas lieu de suspecter en principe tout ce qu’il ajoute aux livres canoniques que nous connaissons. Chaque cas doit être examiné pour lui-même et des recherches récentes ont, sur plusieurs points, vengé le Chroniste du discrédit où le tenaient beaucoup d’exégètes. Mais il arrive aussi qu’il donne des informations incompatibles avec le tableau que tracent Samuel ou les Rois, ou bien qu’il modifie sciemment ce que disent ces derniers livres. Ce procédé – qui serait inexcusable chez un historien moderne dont la mission est de raconter, en l’expliquant, l’enchaînement des faits – se justifie par l’intention de l’auteur : il n’est pas un historien, il est un théologien qui, à la lumière des expériences anciennes et d’abord de l’expérience davidique, « pense » les conditions du royaume idéal ; il fait confluer dans une synthèse le passé, le présent et l’avenir : il projette à l’époque de David toute l’organisation cultuelle qu’il a sous les yeux, il omet tout ce qui pourrait amoindrir son héros. En dehors des informations nouvelles qu’il contient et dont on peut éprouver la valeur, son ouvrage vaut moins pour une reconstitution du passé que comme un tableau de l’état et des préoccupations de son époque.

Car il écrit pour ses contemporains. Il leur rappelle que la vie de la nation dépend de sa fidélité à Dieu et que cette fidélité s’exprime par l’obéissance à la Loi et la régularité d’un culte animé par la vraie piété. Il veut faire de son peuple une communauté sainte, pour laquelle se réaliseront les promesses faites à David. Les hommes religieux du judaïsme contemporain du Christ vivront de son esprit, avec parfois des déviations qu’il n’avait pas prévues. Son enseignement sur la primauté du spirituel et sur la conduite par Dieu de tous les événements du monde a une valeur permanente.

Réduire

Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible.

Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit.