Il est intéressant de se demander ce que vaut, en fin de compte, la parole humaine. Non pas la parole du Sauveur — là, tout est clair — mais la parole ordinaire d'un homme ordinaire ? Ou, par exemple, la parole de poids d'un homme savant et instruit ? Sans doute pas davantage que ce que...
Il est intéressant de se demander ce que vaut, en fin de compte, la parole humaine. Non pas la parole du Sauveur — là, tout est clair — mais la parole ordinaire d'un homme ordinaire ? Ou, par exemple, la parole de poids d'un homme savant et instruit ? Sans doute pas davantage que ce que celui qui parle est lui-même prêt à donner pour elle.
Que vaut donc la parole des pharisiens qui condamnent Jésus ? Ce sont des hommes religieux, et ils savent que le mensonge transgresse un commandement donné par Dieu. Et ils ne tiennent assurément pas Jésus pour un menteur. C'est simplement la formulation qui ne leur convient pas : elle est incorrecte, inadmissible, théologiquement fautive.
Mais ce que dit cet Homme est-il vrai ? Il parle du pardon des péchés, et c'est là Son erreur : Il connaît mal la théologie et semble avoir dit quelque chose de blasphématoire. Il faut maintenant établir si c'était accidentel, par ignorance, ou intentionnel.
Et personne ne songe à quel point ce qui se passe est éloigné des disputes théologiques si familières aux maîtres de la Torah et aux militants des confréries religieuses. Lorsque l'on découvre qu'il ne s'agit pas ici de formules théologiques, tous restent figés, déconcertés. Ils ne savent comment réagir : un homme est guéri malgré la formulation incorrecte. Les théologiens sont perplexes : ils ont senti le souffle du Royaume.