Ces paroles rappellent les descriptions traditionnelles des sacrifices dans le livre du Lévitique, où ils sont habituellement qualifiés de « parfums agréables à Yahvé ». L'apôtre fait sans aucun doute allusion aux textes correspondants de la Torah en comparant son témoignage à un sacrifice. Rien d'étonnant à cela : tout sacrifice était toujours, en premier lieu...
Ces paroles rappellent les descriptions traditionnelles des sacrifices dans le livre du Lévitique, où ils sont habituellement qualifiés de « parfums agréables à Yahvé ». L'apôtre fait sans aucun doute allusion aux textes correspondants de la Torah en comparant son témoignage à un sacrifice. Rien d'étonnant à cela : tout sacrifice était toujours, en premier lieu, une forme de communion avec Dieu qui sanctifiait la personne venue à l'autel et participant au repas sacrificiel. C'était une manière pour la personne de prendre part à la présence de Dieu demeurant auprès de l'autel. L'« efficacité » du sacrifice dépendait de l'ouverture de la personne, de sa disposition à changer et à être sanctifiée.
Il en va de même du témoignage. Paul témoignait du Royaume tout en étant lui-même l'un de ses habitants et en vivant de sa vie. Témoigner signifie porter cette vie plus loin, l'ouvrir à ceux auprès de qui l'on témoigne. En écoutant un véritable témoin du Christ, une personne se trouve pour ainsi dire auprès de l'autel, dans la présence de Dieu, sentant sur elle le souffle du Royaume dont vit ce témoin.
Et, comme toujours dans la présence de Dieu, la personne se trouve devant un choix : accepter ou rejeter, dire « oui » ou « non » à Dieu. Tout dépend ensuite de la réponse. Car cet « arôme », ce « parfum » dont parle l'apôtre contient non seulement le souffle du Royaume, mais aussi la réponse de la personne. Si la réponse est négative, le souffle du Royaume devient mortel pour elle : il détruit celui qui ne veut pas de sa vie. Mais si la personne dit « oui » à Dieu, le souffle du Royaume lui ouvre toute la plénitude de la vie. Il ne peut en aller autrement avec un témoin authentique, car, comme le dit l'apôtre, il ne fait pas commerce de la parole, mais la porte dans toute sa plénitude. Ici, ce n'est plus la personne qui décide de la quantité de Dieu dont elle a besoin ; Dieu vient à elle et la prend tout entière pour lui. Ou bien il la laisse, si elle ne le veut pas, mais tout entière également.