Bible-Centre

La réflexion principale pour le 6 août 2017

La bienfaisance chrétienne est bien connue dans le monde. D'ailleurs, pas seulement chrétienne: une telle pratique est familière aux Juifs, et aux musulmans aussi. Mais il y a entre la bienfaisance chrétienne et la bienfaisance des Juifs ou des musulmans une différence essentielle: à la différence de la bienfaisance juive ou islamique, la bienfaisance chrétienne est une chose purement volontaire. Certainement pas le moindre, cela s'explique par le fait que le christianisme, comme on l'appelle parfois, est «une religion d'amour», et l'amour ne supporte aucune contrainte, aucune «obligation». Mais le problème n’est pas apparemment tout de même seulement dans les relations d'amour mutuel liant les chrétiens entre eux. Le problème probablement est que le christianisme n’est pas du tout une religion, mais simplement la vie dans le Royaume. La vie, qui n'est réglementée par aucunes règles et rituels, excepté les commandements donnés par Dieu. Oui et les commandements au compte final ne doivent pas devenir un règlement extérieur, même s’ils sont acceptés volontairement, mais plutôt cette tige spirituelle, qui organisera toute la vie de la personne de l'intérieur, et non de l’extérieur. Avec une telle vie, bien sûr on ne peut parler d’aucune bienfaisance obligatoire, car réglementer la bienfaisance signifierait, au fond, réglementer l'aide au prochain, et la vie dans le Royaume n'a pas seulement besoin de telles réglementations: elles sont tout simplement impossibles dans le Royaume. Ce n’est pas par hasard que l'apôtre cite le psaume de «celui qui donne avec plaisir», dont «Dieu aime». En effet, la joie pour le bien, fait au prochain est possible seulement dans le Royaume et d'après les lois du Royaume, d'après les lois du monde non transformé la vraie joie est possible seulement lorsqu’on vous aide. Bien sûr, celui qui aide, même dans le monde non transformé peut recevoir de son aide une satisfaction morale, mais pas de ce bien qu’il a fait au prochain, mais des circonstances accessoires accompagnant une telle action (le sentiment de reconnaissance vivement exprimé du côté de la personne comblée de bienfaits de l'aide, l'approbation de la société, même le plaisir provoqué par le sentiment de l’accomplissement du devoir religieux). Mais si celui qui aide le prochain éprouve en plus de cela une véritable joie, alors l'a touché le souffle du Royaume. Et Paul, comprenant très bien cela, appelle à la bienfaisance non pas comme un devoir religieux fatigant, mais comme la manifestation des relations du Royaume. Des relations, sans lesquelles il n’y a pas de christianisme.

Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible.

Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit.