Le psalmiste remercie Dieu de l'avoir délivré d'un danger mortel accompagné d'un abattement spirituel et peut-être d'une dépression. N'est-ce pas une situation bien réelle pour nous aujourd'hui ? Nous aussi, nous avons tendance à appeler enfer nos expériences d'épreuves et à comparer le fait d'en sortir à un retour à la vie.
Mais le psaume n'est pas simplement de la poésie, l'expression imagée de ses sentiments. C'est une prière, et une prière sur laquelle de nombreuses générations de croyants ont appris à prier. Or la vraie prière n'est pas expression de soi, mais communion, dialogue avec Dieu. Elle demeure dialogue même lorsque seul l'homme prononce les paroles. L'apôtre Paul dit d'une telle prière que c'est l'Esprit Saint qui prie en nous par des « gémissements ineffables », et l'Esprit Saint nous conduit à toute vérité. Ici aussi, dans la prière que prononce le psalmiste, se révèle une vérité qui dépasse son intelligence : Dieu fera réellement sortir les âmes de l'enfer, Il accomplira vraiment la résurrection des morts. Et nous savons que l'accomplissement de cette prophétie a déjà commencé.
