Comme toujours chez Jésus, c’est dit de manière paradoxale. Et même choquante pour les auditeurs. Veut-Il vraiment que nous nous séparions de tous nos parents, que nous les abandonnions pour Son Royaume, dans lequel Il nous promet de recevoir davantage d’enfants, de frères et de sœurs, de femmes et de parents? D’ailleurs, pourquoi nous faudrait-il davantage de parents?
Non, s’il y a bien une chose que Jésus n’a pas dite, ce sont des absurdités. Il veut sans doute nous faire sortir de notre tranquillité: voilà, tout va bien pour nous, nous avons des familles, des proches qui nous aiment, des enfants qui seront notre prolongement... Il veut dire que tout cela n’est que l’ombre de ce qui peut être, que toutes nos relations, construites par nous-mêmes, sont faibles et de courte durée. Mais si nous renonçons à ces relations qui sont les nôtres pour le Royaume de Dieu, pour Sa primauté parmi nous, pour les relations qu’Il peut bâtir entre nous, alors non seulement nous ne perdrons pas tous ces proches, mais nous les acquerrons réellement. Alors nous nous aimerons vraiment les uns les autres, au lieu de nous posséder les uns les autres. Et ce qui surgira entre nous ici, «en ce temps», ne sera plus soumis au temps ni à la mort, mais passera avec nous dans la vie éternelle.