Derrière ces mots de l'apôtre Paul se trouve sa perception que le processus de création n'est pas encore terminé, mais deux puissances créatrices agissent dès la création de l’homme: Divine et humaine. C'est très conforme à la description de la création dans les premier deux chapitres du livre de Genèse (Gen. 1-2), où est montré que toute la création aspire à l’homme, créé à l'image de Dieu, c’est justement à l’homme qu’a été demandé de cultiver et de préserver toute créature du monde ("le jardin"), c’est justement l’homme qui donne les noms, c'est-à-dire donne la raison d’être de tous les autres être-vivants. Mais c’est bien l’homme, qui en tombant dans le pêché, apporte l'altération dans la création conçue par Dieu comme co-œuvre de Dieu et l’homme. C'est pourquoi, comme le dit Paul dans l’un des versets suivants (verset 22) : « toute la création jusqu'à ce jour gémit en travail d'enfantement». Et ne gémit pas seulement, mais «en attente aspire». A quoi aspire-t-elle? Ce dont Paul parle de dans le verset précédent et ici, - qu'en nous s'ouvrira la gloire, il y aura une révélation, notre délivrance comme des fils de Dieu. Car quand cela se produira, deux puissances créatrices de la création commenceront à agir côte à côte et la Grace de Dieu remplira sans obstacles le monde entier.
Donc, les mots de Paul donnent une signification universelle à notre conversion, à notre connaissance de la volonté de Dieu en Jésus Christ, à la transformation de notre vie par l'action de l'Esprit Saint.