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Lecture en trois ans pour le 20 juin 2015

King James Version (en)

2 Corinthians, Chapter 11,  verses 1-15

1 Out of his jealousy over the Corinthians, who seemed to make more account of the false apostles than of him, he entereth into a forced commendation of himself, 5 of his equality with the chief apostles, 7 of his preaching the gospel to them freely, and without any their charge, 13 showing that he was not inferior to those deceitful workers in any legal prerogative
Would to God ye could bear with me a little in my folly: and indeed bear with me.
For I am jealous over you with godly jealousy: for I have espoused you to one husband, that I may present you as a chaste virgin to Christ.
But I fear, lest by any means, as the serpent beguiled Eve through his subtilty, so your minds should be corrupted from the simplicity that is in Christ.
For if he that cometh preacheth another Jesus, whom we have not preached, or if ye receive another spirit, which ye have not received, or another gospel, which ye have not accepted, ye might well bear with him.
For I suppose I was not a whit behind the very chiefest apostles.
But though I be rude in speech, yet not in knowledge; but we have been throughly made manifest among you in all things.
Have I committed an offence in abasing myself that ye might be exalted, because I have preached to you the gospel of God freely?
I robbed other churches, taking wages of them, to do you service.
And when I was present with you, and wanted, I was chargeable to no man: for that which was lacking to me the brethren which came from Macedonia supplied: and in all things I have kept myself from being burdensome unto you, and so will I keep myself.
10 As the truth of Christ is in me, no man shall stop me of this boasting in the regions of Achaia.
11 Wherefore? because I love you not? God knoweth.
12 But what I do, that I will do, that I may cut off occasion from them which desire occasion; that wherein they glory, they may be found even as we.
13 For such are false apostles, deceitful workers, transforming themselves into the apostles of Christ.
14 And no marvel; for Satan himself is transformed into an angel of light.
15 Therefore it is no great thing if his ministers also be transformed as the ministers of righteousness; whose end shall be according to their works.
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11 


11:1 I wish ye would bear - So does he pave the way for what might otherwise have given offence. With my folly - Of commending myself; which to many may appear folly; and really would be so, were it not on this occasion absolutely necessary.


11:2 For - The cause of his seeming folly is expressed in this and the following verse; the cause why they should bear with him, Co2 11:4.


11:3 But I fear - Love is full of these fears. Lest as the serpent - A most apposite comparison. Deceived Eve - Simple, ignorant of evil. By his subtilty - Which is in the highest degree dangerous to such a disposition. So your minds - We might therefore be tempted, even if there were no sin in us. Might be corrupted - Losing their virginal purity. From the simplicity that is in Christ - That simplicity which is lovingly intent on him alone, seeking no other person or thing.


11:4 If indeed - Any could show you another Saviour, a more powerful Spirit, a better gospel. Ye might well bear with him - But this is impossible.


11:6 If I am unskilful in speech - If I speak in a plain, unadorned way, like an unlearned person. So the Greek word properly signifies.


11:7 Have I committed an offence - Will any turn this into an objection? In humbling myself - To work at my trade. That ye might be exalted - To be children of God.


11:8 I spoiled other churches - I, as it were, took the spoils of them: it is a military term. Taking wages (or pay, another military word) of them - When I came to you at first.And when I was present with you, and wanted - My work not quite supplying my necessities. I was chargeable to no man - Of Corinth.


11:9 For - I choose to receive help from the poor Macedonians, rather than the rich Corinthians! Were the poor in all ages more generous than the rich?


11:10 This my boasting shall not be stopped - For I will receive nothing from you.


11:11 Do I refuse to receive anything of you, because I love you not? God knoweth that is not the case.


11:12 Who desire any occasion - To censure me. That wherein they boast, they may be found even as we - They boasted of being "burdensome to no man." But it was a vain boast in them, thoughnot in the apostle.


11:14 Satan himself is transformed - Uses to transform himself; to put on the fairest appearances.


11:15 Therefore it is no great, no strange, thing; whose end, notwithstanding all their disguises, shall be according to their works.


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Notes sur la partie

1 e) Ou peut-être « Eh bien ! oui, supportez-moi. » Sur cette folie de Paul, cf. 2 Co 5.13 ; 11.17 ; 12.11.


2 f) Paul, ami de l’époux, lui présente sa fiancée. Depuis Osée 2, l’amour de Yahvé pour son peuple était représenté par l’amour de l’époux et de l’épouse Jr 2.1-7 ; 3 ; 31.22 ; 51.5 ; Isa 49.14-21 ; 50.1 ; 54.1-10 ; 62.4-5 ; Ez 16 ; 23. Le NT a repris l’image Mt 22.2s ; 25.1s ; Jn 3.28-29 ; Ep 5.25-33 ; Ap 19.7 ; 21.2.


3 g) Add. « et la pureté ».


4 h) Le nom de « Jésus » employé seul connote pour Paul l’existence terrestre du Christ, mais comporte aussi la nuance spécifique d’humiliation et de souffrance, qui culminent dans la croix. Paul l’utilise pour contrecarrer la propagande de ceux que le dégoût d’un Christ crucifié avait amenés à inventer « un autre Jésus ».


5 i) Terme repris en 2 Co 12.11. Ce sont des « faux apôtres », 2 Co 11.14. Il ne s’agit certainement pas des Douze dont Paul reconnaît l’autorité, Ga 1.18 ; 2.9. Mais le cercle des apôtres est plus large que celui des Douze, cf. 1 Co 15.7, et il a pu y avoir d’autres Judas parmi eux. À moins qu’il ne s’agisse de personnes qui usurpaient ce titre.


6 j) Ou « en tout et de toute manière ».


12 k) Le désintéressement tel que Paul le pratique est une marque de la mission d’apôtre que ses ennemis n’oseront jamais usurper.


Tandis qu’il écrivait les épîtres aux Thessaloniciens, Paul évangélisait Corinthe durant plus de dix-huit mois, Ac 18.1-18, du printemps 50 à la fin de l’été 51. Selon sa coutume d’agir dans les grands centres, il voulait implanter la foi au Christ dans ce port fameux très peuplé, d’où elle rayonnerait dans toute l’Achaïe, 2 Co 1.1 ; 9.2. De fait, il réussit à y établir, surtout dans les couches modestes de la population, 1 Co 1.26-28, une forte communauté. Mais cette grande ville était un foyer de culture grecque, où s’affrontaient des courants de pensée et de religion fort divers. Le contact de la jeune foi chrétienne avec cette capitale du paganisme devait poser pour les néophytes bien des problèmes délicats. C’est à les résoudre que s’emploie l’Apôtre dans les deux lettres qu’il leur écrit.

La genèse de ces deux épîtres est assez claire, en dépit de quelques points douteux. Une première lettre « précanonique », 1 Co 5.9-13, de date incertaine, n’a pas été conservée. Plus tard, durant le séjour qu’il fit à Éphèse au cours du troisième voyage, durant juste un peu plus de deux ans (52-54), Ac 19.1 ; 20.1, des questions apportées par une délégation de Corinthiens, 1 Co 16.17, auxquelles s’ajoutaient des informations reçues par le moyen d’Apollos, Ac 18.27s ; 1 Co 16.12, et des « gens de Chloé », 1 Co 1.11, poussèrent Paul à écrire une nouvelle lettre, qui est notre 1 Co, aux environs de Pâques 54 (1 Co 5.7s ; 16.5-9). Peu après, une crise dut se produire à Corinthe, où Timothée joua probablement un rôle, (1 Co 4.17 ; 16.10-11) et qui l’obligea à y faire une visite rapide et pénible, 2 Co 1.23–2.1, au cours de laquelle il promit de revenir bientôt, 2 Co 1.15-16. En fait, il ne revint pas et remplaça cette visite par une lettre sévère et écrite « parmi bien des larmes », 2 Co 2.3s, 9, qui produisit un effet salutaire, 2 Co 7.8-13. C’est en Macédoine, après avoir quitté Éphèse à la suite de crises très graves mal connues de nous, 1 Co 15.32 ; 2 Co 1.8-10 ; Ac 19.23-40, que Paul apprit de Tite cet heureux résultat, 2 Co 1.12s ; 7.5-16 ; et c’est alors qu’il écrivit les deux parties de 2 Co, pendant le printemps et l’été de 55. Il devait ensuite repasser par Corinthe, Ac 20.1s, cf. 2 Co 9.5 ; 12.14 ; 13.1, 10, pour de là remonter à Jérusalem et y être fait prisonnier.

Selon certains, 2 Co serait une compilation de plusieurs lettres – jusqu’à cinq – envoyées par Paul à Corinthe en différentes occasions. D’autres, moins impressionnés par les transitions difficiles que cette théorie cherche à expliquer, admettent cependant que les chap. 10-13 ne peuvent être la suite de 1-9. Il est psychologiquement impossible que Paul passe brutalement de la célébration de la réconciliation des chap. 1-9 à l’admonestation amère et aux justifications sarcastiques des chap. 10-13. On a suggéré que les chap. 10-13 pourraient être l’épître écrite dans les larmes, à cause de leur ton sévère, mais cela ne convient guère au contexte. L’épître écrite dans les larmes a été provoquée par la conduite d’un individu, 2 Co :2.5-8, or il n’y est même pas fait allusion dans les chap. 10-13, qui parlent du tort fait aux communautés par les faux apôtres. Il est donc plus probable que ces chapitres ont été déterminés par une détérioration de la situation à Corinthe après l’envoi des chap. 1-9.

Si ces épîtres apportent sur l’âme de Paul et sur ses relations avec ses convertis des lumières d’un extrême intérêt, leur importance doctrinale n’est pas moindre. Nous y trouvons, surtout dans 1 Co, des informations et des décisions sur bien des problèmes cruciaux du christianisme primitif, aussi bien dans sa vie intérieure : pureté des mœurs, 1 Co :5.1-13 ; 6.12-20, mariage et virginité, 1 Co 7.1-40, tenue des assemblées religieuses et célébration de l’eucharistie, 11-12, usage des charismes, 1 Co 12.1–14.40, – que dans ses rapports avec le monde païen : appel aux tribunaux, 1 Co 6.1-11, viandes offertes aux idoles 8-10. Ce qui aurait pu n’être que cas de conscience ou règlements de liturgie devient, grâce au génie de Paul, occasion de vues profondes sur la vraie liberté de la vie chrétienne, la sanctification du corps, le primat de la charité, l’union au Christ. La défense de son apostolat, 2 Co 10-13, lui inspire des pages splendides sur la grandeur du ministère apostolique, 2 Co 2.12 – 6.10 ; et le sujet très concret de la collecte, 2 Co 8-9, est illuminé par l’idéal de l’union entre les Églises. L’horizon eschatologique est toujours présent et sous-tend tout l’exposé sur la résurrection de la chair, 1 Co 15. Mais les descriptions apocalyptiques de 1 Th et 2 Th font place à une discussion plus rationnelle qui justifie cette espérance difficile pour des esprits grecs. Cette adaptation de l’Évangile au monde nouveau où il pénètre se manifeste surtout dans l’opposition de la folie de la Croix à la sagesse hellénique. Aux Corinthiens qui se divisent en s’opposant leurs différents maîtres et leurs talents humains, Paul rappelle qu’il n’y a qu’un seul maître, le Christ, un seul message, le salut par sa croix, et que là est la seule et vraie Sagesse, 1 Co 1.10 – 4.13. Ainsi, par la force des choses et sans renier les perspectives eschatologiques, il est amené à insister davantage sur la vie chrétienne présente, comme union au Christ dans la vraie connaissance qui est celle de la foi. Cette vie que donne la foi, il va l’approfondir encore, et, cette fois, par rapport au judaïsme, à la suite de la crise galate.

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