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La Bible pour les débutants pour le 6 août 2011

New International Version (en)

Luke, Chapter 11,  verses 1-28

1 One day Jesus was praying in a certain place. When he finished, one of his disciples said to him, "Lord, teach us to pray, just as John taught his disciples."
2 He said to them, "When you pray, say:
" 'Father,1 11:2 Some manuscripts Our Father in heaven
hallowed be your name,
your kingdom come.2 11:2 Some manuscripts come. May your will be done on earth as it is in heaven.
3 Give us each day our daily bread.
4 Forgive us our sins,
 for we also forgive everyone who sins against us.3 11:4 Greek everyone who is indebted to us
And lead us not into temptation.4 11:4 Some manuscripts temptation but deliver us from the evil one ' "
5 Then he said to them, "Suppose one of you has a friend, and he goes to him at midnight and says, 'Friend, lend me three loaves of bread,
6 because a friend of mine on a journey has come to me, and I have nothing to set before him.'
7 "Then the one inside answers, 'Don't bother me. The door is already locked, and my children are with me in bed. I can't get up and give you anything.'
8 I tell you, though he will not get up and give him the bread because he is his friend, yet because of the man's boldness5 11:8 Or persistence he will get up and give him as much as he needs.
9 "So I say to you: Ask and it will be given to you; seek and you will find; knock and the door will be opened to you.
10 For everyone who asks receives; he who seeks finds; and to him who knocks, the door will be opened.
11 "Which of you fathers, if your son asks for6 11:11 Some manuscripts for bread, will give him a stone; or if he asks for a fish, will give him a snake instead?
12 Or if he asks for an egg, will give him a scorpion?
13 If you then, though you are evil, know how to give good gifts to your children, how much more will your Father in heaven give the Holy Spirit to those who ask him!"
14 Jesus was driving out a demon that was mute. When the demon left, the man who had been mute spoke, and the crowd was amazed.
15 But some of them said, "By Beelzebub,7 11:15 Greek Beezeboul or Beelzeboul; also in verses 18 and 19 the prince of demons, he is driving out demons."
16 Others tested him by asking for a sign from heaven.
17 Jesus knew their thoughts and said to them: "Any kingdom divided against itself will be ruined, and a house divided against itself will fall.
18 If Satan is divided against himself, how can his kingdom stand? I say this because you claim that I drive out demons by Beelzebub.
19 Now if I drive out demons by Beelzebub, by whom do your followers drive them out? So then, they will be your judges.
20 But if I drive out demons by the finger of God, then the kingdom of God has come to you.
21 "When a strong man, fully armed, guards his own house, his possessions are safe.
22 But when someone stronger attacks and overpowers him, he takes away the armor in which the man trusted and divides up the spoils.
23 "He who is not with me is against me, and he who does not gather with me, scatters.
24 "When an evil8 11:24 Greek unclean spirit comes out of a man, it goes through arid places seeking rest and does not find it. Then it says, 'I will return to the house I left.'
25 When it arrives, it finds the house swept clean and put in order.
26 Then it goes and takes seven other spirits more wicked than itself, and they go in and live there. And the final condition of that man is worse than the first."
27 As Jesus was saying these things, a woman in the crowd called out, "Blessed is the mother who gave you birth and nursed you."
28 He replied, "Blessed rather are those who hear the word of God and obey it."
Lire la suite:Luke, Chapter 11
Notes:
Commentaire sur le fragment en cours
Commentaire sur le livre
Notes sur la partie

2 g) Le texte de Mt contient sept demandes, celui de cinq seulement. Cf. Mt 6.9.


3 h) Var. (qui tire peut-être son origine de la liturgie baptismale) « que ton Esprit Saint vienne sur nous et nous purifie ».


4 i) interprète justement les « dettes » de Mt, tout en conservant au stique suivant (« quiconque nous doit ») l’aspect juridique de Mt.


4 j) Voir Mt 6.13.


11 k) Add. « du pain, et qui lui remettra une pierre ? » Harmonisation avec Mt 7.9.


13 l) Au lieu des « bonnes choses » de Mt 7.11. L’Esprit Saint est la « bonne chose » par excellence.


18 m) Var. « Béézéboul » et « Béelzéboub ».


20 n) Sur l’expression, cf. Ex 8.15 et Ps 8.4. C’est la comparaison de ce passage avec le parallèle Mt 12.28, qui a fait donner à l’Esprit Saint l’appellation de « Digitus paternae dexterae ».


Le mérite particulier du troisième évangile lui vient de la personnalité très attachante de son auteur, qui y transparaît sans cesse. Saint Luc est un écrivain de grand talent et une âme délicate. Il a mené son œuvre de façon originale, avec un souci d’information et d’ordre, 1.3. Ce n’est pas à dire qu’il ait pu donner aux matériaux reçus de la tradition un arrangement plus «sp;historique » que Matthieu et Marc ; son respect des sources et sa façon de les juxtaposer ne le lui permettaient pas. Son plan reprend les grandes lignes de celui de Marc avec quelques transpositions, ou omissions. Des épisodes sont déplacés, 3.19-20 ; 4.16-30 ; 5.1-11 ; 6.12-19 ; 22.31-34, etc., tantôt par soucis de clarté et de logique, tantôt par influence d’autres traditions, parmi lesquelles il faut noter celle qui se reflète également dans le quatrième évangile. D’autres épisodes sont omis, soit comme moins intéressants pour les lecteurs païens, cf. Mc 12.28-34, à comparer Lc 10.25-28. On remarquera surtout l’absence d’un correspondant à Mc 6.45-8.26. La différence la plus notable par rapport au deuxième évangile est la longue section médiane 9.51-18.14, qui est présentée sous la forme d’une montée vers Jérusalem à l’aide de notations répétées, 9.51 ; 13.22 ; 17.11, cf. Mc 10.1, et où l’on verra moins le souvenir réel de différents voyages que l’insistance voulue sur une idée théologique chère à Luc : la Ville sainte est le lieu où doit s’accomplir le salut 9.31 ; 13.33 ; 18.31 ; 19.11, c’est là que l’Évangile a commencé, 1.5s, et c’est là qu’il doit finir, 24.52s – par des apparitions et des entretiens qui n’ont pas lieu en Galilée, 24.13-51 ; et comp. 24.6 avec Mc 16.7, Mt 28.7, 16-20 – car c’est de là que doit partir l’évangélisation du monde, 24.47 ; Ac 1.8. Dans un sens plus large, c’est la montée de Jésus (et du chrétien) vers Dieu.

D’autres traits littéraires de Luc sont l’emploi des genres du symposium, 7.36-50 ; 11.37-54 ; 14.1-24, et du discours des adieux, 22.14-38, son goût des parallèles (Jean le Baptiste et Jésus, 1.5-2.52) et des inclusions, et le schéma promesse-accomplissement qui ponctue son récit.

Si l’on poursuit dans le détail la comparaison de Luc avec Marc et Matthieu, on observe sur le vif l’activité toujours en éveil d’un écrivain qui excelle à présenter les choses d’une façon qui lui est propre, évitant ou atténuant ce qui peut froisser sa sensibilité ou celle de ses lecteurs (8.43 comp. Mc 5.26 om. Mc 9.43-48 ; 13.32, etc.), ou bien leur être peu compréhensible (om. Mc 4.13 ; 8.32s ; 9.28s ; 14.50) ou les excluant (Lc 9.45 ; 18.24 ; 22.45), interprétant les termes obscurs (6.15) ou précisant la géographie (4.31 ; 19.28s, 37 ; 23.51), etc. Par ces nombreuses et fines touches, et surtout par le riche apport dû à son enquête personnelle, Luc nous livre les réactions et les tendances de son âme ; ou plutôt, par le moyen de cet instrument de choix, l’Esprit-Saint nous présente le message évangélique d’une façon originale, riche de doctrine. Il s’agit moins d’ailleurs de grandes thèses théologiques (les idées maîtresses sont les mêmes que chez Marc et Matthieu) que d’une psychologie religieuse où l’on trouve, mêlées à une influence très discrète de son maître Paul, les inclinations propres au tempérament de Luc. En vrai « scriba mansuetudinis Christi » (Dante), il aime à souligner la miséricorde de son Maître pour les pécheurs, 15.1s, 7, 10, et à raconter des scènes de pardon, 7.36-50 ; 15.11-32 ; 19.1-10 ; 23.34, 39-43. Il insiste volontiers sur la tendresse de Jésus pour les humbles et les pauvres, tandis que les orgueilleux et les riches jouisseurs sont sévèrement traités, 1.51-53 ; 6.20-26 ; 12.13-21 ; 14.7-11 ; 16.15, 19-31 ; 18.9-14. Cependant même la juste condamnation ne se fera qu’après les délais patients de la miséricorde, 13.6-9 ; comp. Mc 11.12-14. Il faut seulement qu’on se repente, qu’on se renonce, et ici la générosité exigeante de Luc tient à répéter l’exigences d’un détachement décidé et absolu, 14.25-34, notamment par l’abandon des richesses, 6.34s ; 12.33 ; 16.9-13. On notera encore les passages propres au troisième évangile sur la nécessité de la prière, 11.5-8 ; 18.1-8, et sur l’exemple qu’en a donné Jésus, 3.21 ; 5.16 ; 6.12 ; 9.28. Enfin, comme chez saint Paul et dans les Actes, l’Esprit Saint occupe une place de premier plan que Luc seul souligne en 1.15, 35, 41, 67 ; 2.25-27 ; 4.1, 14, 18 ; 10.21 ; 11.13 ; 24.49. Ceci, avec l’atmosphère de reconnaissance pour les bienfaits divins et d’allégresse spirituelle, qui enveloppe tout le troisième évangile, 2.14 ; 5.26 ; 10.17 ; 13.17 ; 18.43 ; 19.37 ; 24.51s, achève de donner à l’œuvre de Luc cette ferveur qui touche et réchauffe le cœur.

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