Derrière cette bénédiction de l'apôtre Paul se tient une théologie très profonde. La nature humaine déchue, « adamique », n'est pas capable de contenir « toute bénédiction spirituelle » venant de Dieu, mais le Fils de Dieu, en S'incarnant, en devenant Fils de l'homme, porte en Lui une autre nature humaine, sans péché, « christique » ; c'est pourquoi c'est précisément en Lui que Dieu bénit les hommes d'une bénédiction éternelle, « dans les lieux célestes ». Avant la création du monde, Dieu, concevant l'homme comme un être doté de liberté, a prévu, en cas de notre chute, l'œuvre salvatrice du Christ venu dans la chair, afin que, nous unissant au Christ par la foi, nous devenions participants de Sa nature sans péché et donc saints, irréprochables et remplis d'amour. Ainsi, pour nous qui avons cru en Sa venue, en Sa Nativité, à la célébration de laquelle nous nous préparons maintenant, l'élection de Dieu est ouverte ; et la première de toute l'humanité élue est Celle qui a cru la première, la très sainte Mère de Dieu.