Selon les mots de Luc, les Athéniens de l'époque évangélique étaient en plusieurs semblables à nos contemporains. Il s’agit en particulier, et de cette relation à la philosophie et en général de la question sur la vérité, qui leur était propre. Athènes était depuis longtemps célèbre par son école philosophique...
Selon les mots de Luc, les Athéniens de l'époque évangélique étaient en plusieurs semblables à nos contemporains. Il s’agit en particulier, et de cette relation à la philosophie et en général de la question sur la vérité, qui leur était propre. Athènes était depuis longtemps célèbre par son école philosophique : il suffit de se rappeler des noms de Socrate, Platon, Aristote. Et bien que l'histoire de l'idée philosophique grecque ne commence pas du tout à Athènes, c’est notamment Athènes qui est devenue le symbole de la philosophie antique. Et cependant, déjà à l’époque de Socrate et Platon dans la philosophie grecque ont commencé ces processus, qui au final l'ont amenée à sa dégénération essentielle. Non, bien sûr, l'Académie d'Athènes continuait à exister, elle a été liquidée seulement par Justinien au VI s. de notre ère par un décret spécial, souhaitant ainsi rendre service à l'Église (le service s'est avéré en effet une maladresse, mais c’est déjà une autre histoire). Mais voici la philosophie elle-même a changé foncièrement.
Il est juste de dire que cinq cents ans avant Paul, à l’époque de Socrate, lui, Socrate, était le seul dans son genre chercheur de la vérité. Déjà alors sont arrivés les sophistes dans la ville, prêts pour un paiement similaire (d'habitude pas petit) à enseigner tous les intéressés «la sagesse», qui dans leur interprétation était d'habitude réduite à l'équilibrisme verbal, des compétences qui aidaient celui qui possède cet art de «prouver» n'importe quoi. Des chercheurs de la vérité comme Socrate, à cette époque, et à toutes les autres étaient peu.
Mais si l'antiquité connaissait tout de même Socrate, et Platon, plus tard on a cessé en général de regarder la philosophie comme la recherche de la vérité, elle est devenue une profession ordinaire, et au temps de Paul les philosophes s’intéressaient déjà non plus aux questions du bien et du mal ou le sens de la vie, comme Socrate, mais aux exercices de l'équilibrisme intellectuel, faisant de la philosophie un sport intellectuel original, et les philosophes — des participants des compétitions dans la construction des systèmes métaphysiques et les duels verbaux, dont le but était d'une part la protection, et d'autre part— le démenti de certaines thèses le plus souvent ayant peu de relations à la vie spirituelle et à la vie en général.
Les spectateurs, venus regarder de telles compétitions, assistaient aux discussions philosophiques à peu près ainsi que leurs contemporains moins éduqués et plus grossiers allaient au cirque regarder le combat des gladiateurs. Ce n'est pas étonnant que dans un tel auditoire, où personne ne pensait ni de Dieu, ni du Royaume, ni même de la vérité, Paul n'avait pas pratiquement d'auditeurs reconnaissants. La question de la vérité ne peut sérieusement poser que celui, pour qui la recherche de la vérité est une question de vie ou de mort. Et parmi les amateurs des discussions philosophiques à Athènes, comme on voit, ceux-ci étaient très peu.