L’énumération des noms s’interrompt et nous avons maintenant devant nous un récit détaillé de la mort du roi Saül. En dressant le bilan...
L’énumération des noms s’interrompt et nous avons maintenant devant nous un récit détaillé de la mort du roi Saül. En dressant le bilan de sa vie et de sa mort, le narrateur remarque que la défaite de Saül fut la conséquence de son manque de foi et de sa consultation d’une magicienne.
D’une manière générale, ce ne fut pas la seule transgression de Saül ; la Bible rapporte beaucoup de ses actes indignes. Néanmoins, le péché d’avoir consulté la magicienne est distingué d’une manière particulière et, plus encore, reconnu comme décisif. La raison ne tient sans doute pas seulement à la gravité du péché en lui-même, car ce n’est pas par ignorance, mais en pleine connaissance de cause que Saül recourut à la sorcellerie et se tourna vers les puissances des ténèbres. Mais, puisque d’autres transgressions avaient précédé cet acte, nous pouvons supposer que Saül a ainsi comblé la mesure de ses transgressions et mis la touche finale à son apostasie.
N’est-il pas symbolique que l’apostasie de Saül se soit achevée dans le temple d’un dieu païen, où sa tête fut exposée ? Celui qui se détourne de Dieu risque de tomber sous le pouvoir du paganisme—mais non comme un égal...