Comment Dieu considère-t-il la richesse humaine? Selon l'Ancien Testament, tout semblerait clair: Dieu bénit par la richesse ceux qui lui plaisent. Autrement dit, les riches plaisent à Dieu. Pourtant Jésus, dirait-on, prend plutôt le parti des pauvres («Il est difficile à un riche d'entrer dans le Royaume»), et cela se voit particulièrement dans de nombreuses paraboles. Or voilà que l'apôtre Paul parle de nouveau de la richesse comme d'un don de Dieu. De quoi s'agit-il donc? Peut-être faut-il comprendre ces paroles au sens figuré, spirituel? Non, Paul parle justement de choses matérielles, et il ne faut pas spiritualiser aussitôt cette phrase. Essayons d'y voir clair. Déjà les prophètes de l'Ancien Testament dénonçaient les riches d'Israël pour leur manque de miséricorde. Et Jésus ne s'oppose pas à la richesse en elle-même, mais à la manière dont les hommes s'y rapportent et l'utilisent. L'apôtre Paul poursuit cette même ligne: la richesse donnée par Dieu a toujours un but — les bonnes œuvres, précisément celles auxquelles l'Évangile nous appelle.