Chacun a sans doute souvent entendu dire qu'il y a tout de même une justice dans le monde, que le mal commis par l'homme lui revient, et d'autres sentences de ce genre qui aident peut-être l'homme à accepter l'injustice qui se commet dans le monde. D'ailleurs...
Chacun a sans doute souvent entendu dire qu'il y a tout de même une justice dans le monde, que le mal commis par l'homme lui revient, et d'autres sentences de ce genre qui aident peut-être l'homme à accepter l'injustice qui se commet dans le monde. D'ailleurs, on entend encore plus souvent qu'il n'y a aucune justice dans le monde, que les malheurs s'abattent souvent sur ceux qui ne les méritent nullement, tandis que ceux qui, par leurs actes, les ont pleinement mérités prospèrent au contraire.
Qui a donc raison ? L'un et l'autre camp, en s'appuyant sur des cas concrets, pourrait fort bien apporter nombre de témoignages en faveur de sa propre justesse. Mais si ceux qui pensent qu'il y a une justice dans le monde avaient raison, et ceux qui pensent qu'il n'y en a pas aussi ? Ou plutôt, si ni les uns ni les autres n'avaient raison ? Peut-être des notions telles que justice et rétribution pour le péché ou pour la justice ne s'appliquent-elles tout simplement pas à ce qui se passe dans notre monde ? Un seul homme viole la volonté de Dieu, et le malheur s'abat sur tout le peuple. Bien sûr, cet homme est le dirigeant du peuple, son chef, et pourtant... Car il en résulte alors que la vie humaine ne compte pour rien aux yeux de Dieu, que le châtiment collectif pour la faute d'un seul est une norme pour Dieu ; bref, il en résulte que Dieu ressemble déjà non pas à Dieu, mais à quelqu'un de tout autre.
Mais après la chute, le monde est justement tombé au pouvoir de cet « autre » ! S'il en est ainsi, tout se remet en place. Mais alors, dans le monde non transfiguré, il ne faut chercher ni justice ni juste rétribution pour le péché ou pour la justice. Tout cela ne se trouve que dans le Royaume. Ou bien se reçoit si Dieu intervient directement dans la situation. À condition, bien sûr, qu'il se trouve quelqu'un pour Le Lui demander.