Chaque homme veut recevoir de Dieu quelque chose de bon, et c’est ce qu’il demande d’ordinaire. Autrement dit, il demande la grâce, car le mot « grâce » signifie précisément « don bon, bienfaisant ». L’apôtre Paul écrit que Dieu a déjà accompli ce bon don: Il a donné Son Fils, le meilleur qu’Il ait ! Et le Fils a accompli le bien principal dont nous avons besoin, même si nous n’en avons pas conscience: le salut. C’est la libération de l’inertie du mal et du péché dans notre vie, c’est le remplissement de la vie par le bien et l’amour. Et ce bien est tendu « à tous les hommes ». Pourquoi donc, pendant les deux mille ans qui ont suivi la venue du Christ, y a-t-il tant de ténèbres, de douleur, d’horreur dans le monde ? La grâce de Dieu est-elle apparue, oui ou non ?
Elle est bien apparue, mais dans quelle mesure a-t-elle été reçue... La lumière est venue dans le monde, mais les hommes ont aimé les ténèbres. Tous les hommes ? Dieu soit loué, non ! Et ces deux mille ans ont donné des exemples bouleversants de sainteté. Notre tâche n’est pas de regarder ce qu’il en est des autres, mais de recevoir nous-mêmes, encore et encore, la grâce qui nous est proposée, la main tendue du Christ qui veut et qui est prêt à nous tirer hors du marécage du péché et de la mort qui nous aspire.