Bible-Centre

La réflexion principale pour le 22 août 2005

Le Seigneur Jésus-Christ a prononcé ces paroles en réponse à la question perplexe d'un homme qui nous est inconnu au sujet du nombre de ceux qui sont sauvés. Autant qu'on puisse en juger, la logique de la conversation dont l'évangéliste Luc n'a retenu que les paroles du Christ est la suivante. Le Seigneur dit à plusieurs reprises que le salut dépend des pensées et des actes de l'homme, de l'état de son cœur, de sa relation à Dieu. Il appelle au repentir et à la correction de la vie; il est évident qu'en l'absence de tout cela, le salut est impossible. Beaucoup de Juifs de ce temps, quoique non tous, pensaient qu'avec la venue du Messie le salut serait automatiquement donné à tous les participants « à part entière » de l'Ancienne Alliance. En partie, cette opinion venait d'une compréhension trop primitive des paroles des prophètes; en partie, elle était l'héritage d'une religiosité formelle de l'époque postérieure à l'exil. D'une manière ou d'une autre, l'idée que le salut du péché et de la mort ne serait pas donné à tous ni automatiquement suscitait chez beaucoup de l'incompréhension, voire une vive protestation. C'est précisément dans ce contexte, semble-t-il, que retentit la question posée au Christ: « N'y aura-t-il que peu de sauvés? ».

« Car si ceux qui sont sauvés sont vraiment peu nombreux, si tous les Juifs n'en font pas automatiquement partie, alors je peux ne pas y entrer! » Voilà, sans doute, le sous-texte émotionnel de la question. Il faut dire que le fait de « ranger » parmi les sauvés des catégories entières de personnes, indépendamment de leur visage spirituel personnel, est une chose très répandue, propre non seulement à la pensée juive, mais à la pensée humaine en général. En répondant à cela, le Seigneur Jésus-Christ déplace la conversation sur un tout autre plan. Il ne propose pas de nouveaux critères de sélection pour ceux qui seront sauvés ou non. Le Seigneur s'adresse personnellement à celui qui interroge, disant que le salut dépend de la volonté et des efforts de chaque personne concrète. Il faut chercher le chemin du salut, et l'entrée dans le Royaume est une porte étroite que l'on ne peut franchir qu'en faisant effort. « Luttez », dit le texte grec de l'Évangile; « efforcez-vous », traduit brillamment le texte synodal. Ainsi, la question n'est pas de savoir combien la porte est étroite, mais quelles sont la volonté et les efforts de l'homme lui-même.

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