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La Bible en cinq ans pour le 16 mai 2005

La Bibbia (it)

Corinzi 1, Capitolo 13,  versi 1-7

Se anche parlassi le lingue degli uomini e degli angeli, ma non avessi la carità , sono come un bronzo che risuona o un cembalo che tintinna.
E se avessi il dono della profezia e conoscessi tutti i misteri e tutta la scienza, e possedessi la pienezza della fede così da trasportare le montagne, ma non avessi la carità , non sono nulla.
E se anche distribuissi tutte le mie sostanze e dessi il mio corpo per esser bruciato, ma non avessi la carità , niente mi giova.
La carità è paziente, è benigna la carità ; non è invidiosa la carità , non si vanta, non si gonfia,
non manca di rispetto, non cerca il suo interesse, non si adira, non tiene conto del male ricevuto,
non gode dell'ingiustizia, ma si compiace della verità .
Tutto copre, tutto crede, tutto spera, tutto sopporta.
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1 a) À la différence de l’amour passionnel et égoïste, la charité (agapè) est un amour de dilection qui veut le bien d’autrui. Sa source est en Dieu qui a aimé le premier, 1 Jn 4.19, et a livré son Fils pour se réconcilier les pécheurs, Rm 5.8 ; 8.32-39 ; 2 Co 5.18-21 ; Ep 2.4-7 ; cf. Jn 3.16s ; 1 Jn 4.9-10, et s’en faire des élus, Ep 1.4, et des fils, 1 Jn 3.1. Attribué d’abord à Dieu (le Père), Rm 5.5 ; 8.39 ; 2 Co 13.11, 13 ; Ph 2.1 ; 2 Th 2.16 ; cf. 1 Jn 2.15, cet amour qui est la nature même de Dieu, 1 Jn 4.7s, 16, se trouve au même titre chez le Fils, Rm 8.35, 37, 39 ; 2 Co 5.14 ; Ep 3.19 ; 1 Tm 1.14 ; 2 Tm 1.13, qui aime le Père comme il en est aimé, Ep 1.6 ; Col 1.13 ; cf. Jn 3.35 ; 10.17 ; 14.31, et comme lui aime les hommes, Jn 13.1, 34 ; 14.21 ; 15.9, pour qui il s’est livré, 2 Co 5.14s ; Ga 2.20 ; Ep 5.2, 25 ; 1 Tm 1.14s ; cf. Jn 15.13 ; 1 Jn 3.16 ; Ap 1.5. Il est aussi l’amour de l’Esprit Saint, Rm 15.30 ; Col 1.8, qui le répand dans les cours des chrétiens, Rm 5.5 ; cf. Ga 5.22, leur donnant d’accomplir enfin, cf. Rm 8.4, ce précepte essentiel de la Loi qu’est l’amour de Dieu et du prochain, Mt 22.37-40 ; Rm 13.8-10 ; Ga 5.14. Car l’amour des frères, et même des ennemis, Mt 5.43-48, est la suite nécessaire et la vraie preuve de l’amour de Dieu, 1 Jn 3.17 ; 4.20s, le commandement nouveau qu’a donné Jésus, Jn 13.34s ; 15.12, 17 ; 1 Jn 3.23 ; etc., et que ses disciples ne cessent d’inculquer, Rm 13.8 ; Ga 5.13s ; Ep 1.15 ; Ph 2.2s ; Col 1.4 ; 1 Th 3.12 ; 2 Th 1.3 ; Phm 5, 7 ; cf. Jc 2.8 ; 1 P 1.22 ; 2.17 ; 4.8 ; 1 Jn 2.10 ; 3.10s, 14 ; etc. C’est ainsi que Paul aime les siens, 2 Co 2.4 ; 12.15 ; etc., et qu’il en est aimé, Col 1.8 ; 1 Th 3.6 ; etc. Cette charité à base de sincérité et d’humilité, d’oubli et de don de soi, Rm 12.9s ; 13.4-7 ; 2 Co 6.6 ; Ph 2.2s, de service, Ga 5.13 ; cf. He 6.10, et de support mutuel, Ep 4.2 ; cf. Rm 14.15 ; 2 Co 2.7s, doit se prouver par des actes, 2 Co 8.8-11, 24 ; cf. 1 Jn 3.18, et garder les commandements du Seigneur, Jn 14.15 ; 1 Jn 5.2s, etc., rendant la foi effective, Ga 5.6 ; cf. He 10.24. Elle est le lien de la perfection, Col 3.14 ; cf. 2 P 1.7, et « couvre les péchés », 1 P 4.8 ; cf. Lc 7.47. S’appuyant sur l’amour de Dieu, elle ne craint rien, Rm 8.28-39 ; cf. 1 Jn 4.17s. S’exerçant dans la vérité, Ep 4.15 ; cf. 2 Th 2.10, elle donne le vrai sens moral, Ph 1.9s, et ouvre l’homme à une connaissance spirituelle du mystère divin, Col 2.2 ; cf. 1 Jn 4.7, de l’amour du Christ qui surpasse toute connaissance, Ep 3.17-19 ; cf. 8.1-3 ; 13.8-12. Faisant habiter dans l’âme le Christ, Ep 3.17, et toute la Trinité, 2 Co 13.13 ; cf. Jn 4.15-23 ; 1 Jn 4.12, elle nourrit une vie des vertus théologales, cf. Rm 1.16 ; 5.2, où elle est la reine, 13.13, car elle seule ne passera pas, 13.8, mais s’épanouira dans la vision, 13.12 ; cf. 1 Jn 3.2, quand Dieu accordera à ses élus les biens qu’il a promis à ceux qui l’aiment, 2.9 ; Rm 8.28 ; Ep 6.24 ; 2 Tm 4.8 ; cf. Jc 1.12 ; 2.5.


2 b) Dans ce verset « je ne suis rien » veut dire « être inexistant »; opposer 1.30.


4 c) Aux vv. 4-7 la charité est définie par une série de quinze verbes. Elle est caractérisée non de façon abstraite, mais par l’action qu’elle suscite.


Tandis qu’il écrivait les épîtres aux Thessaloniciens, Paul évangélisait Corinthe durant plus de dix-huit mois, Ac 18.1-18, du printemps 50 à la fin de l’été 51. Selon sa coutume d’agir dans les grands centres, il voulait implanter la foi au Christ dans ce port fameux très peuplé, d’où elle rayonnerait dans toute l’Achaïe, 2 Co 1.1 ; 9.2. De fait, il réussit à y établir, surtout dans les couches modestes de la population, 1 Co 1.26-28, une forte communauté. Mais cette grande ville était un foyer de culture grecque, où s’affrontaient des courants de pensée et de religion fort divers. Le contact de la jeune foi chrétienne avec cette capitale du paganisme devait poser pour les néophytes bien des problèmes délicats. C’est à les résoudre que s’emploie l’Apôtre dans les deux lettres qu’il leur écrit.

La genèse de ces deux épîtres est assez claire, en dépit de quelques points douteux. Une première lettre « précanonique », 1 Co 5.9-13, de date incertaine, n’a pas été conservée. Plus tard, durant le séjour qu’il fit à Éphèse au cours du troisième voyage, durant juste un peu plus de deux ans (52-54), Ac 19.1 ; 20.1, des questions apportées par une délégation de Corinthiens, 1 Co 16.17, auxquelles s’ajoutaient des informations reçues par le moyen d’Apollos, Ac 18.27s ; 1 Co 16.12, et des « gens de Chloé », 1 Co 1.11, poussèrent Paul à écrire une nouvelle lettre, qui est notre 1 Co, aux environs de Pâques 54 (1 Co 5.7s ; 16.5-9). Peu après, une crise dut se produire à Corinthe, où Timothée joua probablement un rôle, (1 Co 4.17 ; 16.10-11) et qui l’obligea à y faire une visite rapide et pénible, 2 Co 1.23–2.1, au cours de laquelle il promit de revenir bientôt, 2 Co 1.15-16. En fait, il ne revint pas et remplaça cette visite par une lettre sévère et écrite « parmi bien des larmes », 2 Co 2.3s, 9, qui produisit un effet salutaire, 2 Co 7.8-13. C’est en Macédoine, après avoir quitté Éphèse à la suite de crises très graves mal connues de nous, 1 Co 15.32 ; 2 Co 1.8-10 ; Ac 19.23-40, que Paul apprit de Tite cet heureux résultat, 2 Co 1.12s ; 7.5-16 ; et c’est alors qu’il écrivit les deux parties de 2 Co, pendant le printemps et l’été de 55. Il devait ensuite repasser par Corinthe, Ac 20.1s, cf. 2 Co 9.5 ; 12.14 ; 13.1, 10, pour de là remonter à Jérusalem et y être fait prisonnier.

Selon certains, 2 Co serait une compilation de plusieurs lettres – jusqu’à cinq – envoyées par Paul à Corinthe en différentes occasions. D’autres, moins impressionnés par les transitions difficiles que cette théorie cherche à expliquer, admettent cependant que les chap. 10-13 ne peuvent être la suite de 1-9. Il est psychologiquement impossible que Paul passe brutalement de la célébration de la réconciliation des chap. 1-9 à l’admonestation amère et aux justifications sarcastiques des chap. 10-13. On a suggéré que les chap. 10-13 pourraient être l’épître écrite dans les larmes, à cause de leur ton sévère, mais cela ne convient guère au contexte. L’épître écrite dans les larmes a été provoquée par la conduite d’un individu, 2 Co :2.5-8, or il n’y est même pas fait allusion dans les chap. 10-13, qui parlent du tort fait aux communautés par les faux apôtres. Il est donc plus probable que ces chapitres ont été déterminés par une détérioration de la situation à Corinthe après l’envoi des chap. 1-9.

Si ces épîtres apportent sur l’âme de Paul et sur ses relations avec ses convertis des lumières d’un extrême intérêt, leur importance doctrinale n’est pas moindre. Nous y trouvons, surtout dans 1 Co, des informations et des décisions sur bien des problèmes cruciaux du christianisme primitif, aussi bien dans sa vie intérieure : pureté des mœurs, 1 Co :5.1-13 ; 6.12-20, mariage et virginité, 1 Co 7.1-40, tenue des assemblées religieuses et célébration de l’eucharistie, 11-12, usage des charismes, 1 Co 12.1–14.40, – que dans ses rapports avec le monde païen : appel aux tribunaux, 1 Co 6.1-11, viandes offertes aux idoles 8-10. Ce qui aurait pu n’être que cas de conscience ou règlements de liturgie devient, grâce au génie de Paul, occasion de vues profondes sur la vraie liberté de la vie chrétienne, la sanctification du corps, le primat de la charité, l’union au Christ. La défense de son apostolat, 2 Co 10-13, lui inspire des pages splendides sur la grandeur du ministère apostolique, 2 Co 2.12 – 6.10 ; et le sujet très concret de la collecte, 2 Co 8-9, est illuminé par l’idéal de l’union entre les Églises. L’horizon eschatologique est toujours présent et sous-tend tout l’exposé sur la résurrection de la chair, 1 Co 15. Mais les descriptions apocalyptiques de 1 Th et 2 Th font place à une discussion plus rationnelle qui justifie cette espérance difficile pour des esprits grecs. Cette adaptation de l’Évangile au monde nouveau où il pénètre se manifeste surtout dans l’opposition de la folie de la Croix à la sagesse hellénique. Aux Corinthiens qui se divisent en s’opposant leurs différents maîtres et leurs talents humains, Paul rappelle qu’il n’y a qu’un seul maître, le Christ, un seul message, le salut par sa croix, et que là est la seule et vraie Sagesse, 1 Co 1.10 – 4.13. Ainsi, par la force des choses et sans renier les perspectives eschatologiques, il est amené à insister davantage sur la vie chrétienne présente, comme union au Christ dans la vraie connaissance qui est celle de la foi. Cette vie que donne la foi, il va l’approfondir encore, et, cette fois, par rapport au judaïsme, à la suite de la crise galate.

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