Les impies sont représentés avec mordant, les silhouettes grotesques de ceux qui violent les commandements sont esquissées en traits laconiques. On n'a pas envie de tomber sous la langue acérée du psalmiste. Et pourtant, ce n'est pas l'accusation qui importe ici, mais l'autocritique pénitentielle. Car l'envie devant la prospérité des impies fascine et attire encore beaucoup, beaucoup de gens. Des milliers d'années plus tard, l'argumentation rejetée par le compositeur du psaume paraît encore aujourd'hui à beaucoup de personnes non seulement convaincante, mais même la seule possible.
Et ce n'est absolument pas par hasard que le psalmiste reconnaît que la juste compréhension des voies des impies lui est venue dans le sanctuaire. Ce n'est qu'à la lumière de la foi que l'on peut voir ce qu'il en est.
Les impies se croient parfaitement raisonnables, mais ce n'est pas par hasard qu'ils sont appelés insensés. Les décisions prises contre Dieu peuvent être cohérentes et même, en apparence, logiquement vérifiées. Mais elles pécheront toujours contre la raison que le Créateur a placée en nous.
