RÉFLEXIONS pour Jos 8:1-35 — le 6 novembre 2026

RÉFLEXIONS pour Jos 8:1-35

Après la prise d'Aï, Josué ordonna la construction, non loin de la ville, d'un sanctuaire particulier, lié à des bénédictions et à des malédictions rituelles. Elles devaient retentir chacune de son propre côté, et ce lieu lui-même devait ainsi rappeler que la voie de Dieu, la voie de la Torah, la voie de la justice, implique un choix constant entre le bien et le mal, la bénédiction et la malédiction, la vie et la mort.

Ce n'est pas un hasard si ce sanctuaire apparaît précisément après la prise d'Aï. Aï était une grande ville, dont la prise était loin d'être simple, et lors de l'assaut, l'intervention de Dieu dans les événements est devenue évidente pour tous. Pendant cet assaut et la poursuite des fuyards qui a suivi, Josué tend la main avec la lance vers la ville, puis vers ceux qui sont poursuivis, tout comme Moïse avait autrefois tendu la main avec le bâton vers les nomades du désert qui avaient attaqué le camp des Hébreux, que le peuple, sorti d'Égypte depuis relativement peu de temps, avait dû combattre. Josué est représenté ici comme le continuateur de l'œuvre de Moïse et son successeur également en ce qui concerne la puissance qui lui a été donnée par Dieu tout comme elle avait été autrefois donnée par Lui à Moïse.

Il y a, cependant, une circonstance importante : l'assaut réussi de la ville a été précédé d'une défaite, qui était liée à la violation du hérem, ou interdit, imposé à Jéricho, prise précédemment. Cette violation a souillé non seulement les transgresseurs eux-mêmes, mais aussi tout le peuple, ce qui a d'abord conduit à la déroute à Aï : car Dieu ne peut être présent au milieu d'un peuple dans lequel se trouvent des personnes souillées et qui, par conséquent, ne peuvent se sanctifier. La souillure et la sainteté de Dieu sont incompatibles — c'est pourquoi Dieu abandonne Son peuple. La situation a été redressée par la libération de la souillure — dans ce cas par la mort de ceux qui s'étaient souillés.

C'est pourquoi le sanctuaire, érigé non loin d'Aï qui venait d'être prise, devait rappeler la sainteté et la souillure, la communion avec Dieu comme étant la vie et la souillure comme étant la mort. Un tel rappel était très opportun : la conquête ne faisait en effet que commencer, une grande guerre s'annonçait, à laquelle on ne pouvait survivre qu'avec Dieu, avec Son aide et avec Sa participation — ce qui signifie qu'il ne devait y avoir de place dans la vie du peuple pour rien de ce qui aurait pu entraver la communion avec Dieu.