RÉFLEXIONS pour Ph 3:1
Voilà ce qu'il y a de plus difficile dans la vie chrétienne ! Une femme chrétienne depuis de très longues années dit n'avoir presque jamais rencontré de chrétiens joyeux au cours de sa vie. Pourquoi donc ? L'Évangile est pourtant la Bonne Nouvelle, celle qui nous annonce que Dieu est amour, qu'Il nous pardonne, qu'Il est avec nous, qu'Il est en nous. Cela ne nous suffit-il donc pas pour demeurer dans la joie ?
Mais cette joie a été payée très cher. En nous souvenant de la Résurrection, devons-nous oublier la Croix ? Pouvons-nous ressusciter avec le Christ sans être crucifiés avec Lui ? Cela signifie participer sans cesse à Ses souffrances pour les péchés du monde, pour nos péchés. Cela signifie avoir un cœur qui tressaille devant toute manifestation du manque d'amour et qui saigne devant le malheur, la douleur et la mort autour de nous. Quelle place peut-il alors rester pour la joie ?!
C'est précisément pourquoi l'apôtre Paul écrit : « Cependant... » Car il écrit cette lettre non pas depuis un quelconque palais, mais depuis une prison. Il connaît très bien ce paradoxe, cette tension de la vie chrétienne, et pourtant il estime que la joie l'emporte, parce que le Christ n'est pas mort en vain. Il a vaincu la mort, Il a expié les péchés du monde, et les nôtres aussi.
