RÉFLEXIONS pour Ez 36:1-38
Une fois encore, la prophétie donne au peuple d'Israël l'espérance d'une restauration après les humiliations infligées par les païens qui l'entourent ; et, une fois encore, derrière les images d'une vie abondante apparaît non seulement la perspective du bien-être terrestre, mais aussi la possibilité, offerte par le Seigneur, de vivre dans la sainteté et la communion avec Lui. Une fois encore, Dieu promet aux hommes de nombreux dons qui dépasseront les conséquences de leurs transgressions. Ce n'est pas ce que les hommes appellent « passer de la colère à la miséricorde » : Il est miséricordieux envers nous même lorsque, en toute justice, Il nous laisse affronter les conséquences de nos propres iniquités ; et c'est précisément par Sa miséricorde que nous ne nous y sommes pas encore noyés.
Mais la prophétie parle-t-elle seulement des jours de délivrance de la captivité dont rêvaient les auditeurs d'Ézéchiel et que les générations suivantes devaient voir ? N'y a-t-il pas ici, comme dans bien d'autres pages de l'Ancien Testament, la préfiguration d'événements plus lointains ? Les paroles sur l'aspersion d'une eau pure qui nettoie de toute souillure nous rappellent le sacrement du baptême. Les mots « j'appellerai le blé et je le multiplierai » nous rappellent non seulement que le Seigneur donne le pain quotidien, mais aussi la multiplication des pains par le Christ, puis que le Christ Se nommera le pain descendu du ciel et appellera Son Corps le pain rompu lors de la Cène. Une fois encore, il nous est ainsi donné de suivre le lien entre l'Ancien et le Nouveau Testament.
La miséricorde du Seigneur se manifestera aussi dans la multiplication du peuple, mais la comparaison des hommes avec un troupeau peut déconcerter. Plus encore, ils sont assimilés à des brebis sacrificielles destinées à être immolées, et un troupeau mené à l'abattoir n'a rien d'attirant. Mais si nous nous détachons des associations modernes, cette image fait apparaître un autre sens : comme les brebis du sacrifice, nous sommes appelés à appartenir sans partage à Dieu.
