RÉFLEXIONS pour Ин 8:12-30
En parlant avec les pharisiens, Jésus tente encore et encore de leur expliquer qui il est et pourquoi il est venu dans le monde. Mais il ne leur était pas facile de le comprendre, car ils ne voulaient pas un témoignage, mais des preuves, des preuves formelles, telles qu'on en exige des témoins dans un tribunal ordinaire, terrestre, pour des affaires ordinaires et quotidiennes. Jésus leur parle de la vie qu'il peut donner à quiconque est prêt à lui faire confiance (v. 12), et en réponse il entend: où sont tes témoins? Et s'il n'y a pas de témoins, comment pouvons-nous te croire (v. 13)? En répondant à ceux qui l'interrogent, Jésus tente de parler leur langue. Il dit: il y a deux témoins, moi et le Père (v. 16-17).
Mais ce langage ne change pas l'essence de la question: pour croire Jésus, il ne faut pas des preuves juridiques, il faut simplement la capacité de voir la situation d'un regard spirituel. Il faut seulement comprendre qui est Jésus, d'où il vient et où il va; mais cela est impossible si l'on s'appuie uniquement sur des procédures juridiques formelles, même fondées sur les normes de la Torah (v. 14). Vous, dit Jésus aux pharisiens, vous évaluez, vous « jugez », tous les hommes seulement selon des critères extérieurs et formels, « selon la chair »; moi, dit-il de lui-même, je ne juge personne (v. 15). Par là, Jésus fait comprendre à ses interlocuteurs qu'il est vain de mesurer son ministère et son témoignage avec des mesures terrestres et des critères formels, car le Royaume ne tient dans aucun cadre humain. Et Jésus lui-même, selon ses propres paroles, ne juge personne: manifestement, ce n'est pas pour cela qu'il est venu dans le monde. Son but est devenu de libérer les hommes de ce péché dont, autrement, ils ne se libéreraient jamais, et la question de l'acceptation ou du refus de Jésus devient donc une question de vie et de mort, pour ceux qui l'acceptent comme pour ceux qui le rejettent (v. 21-24).
Et bien que, manifestement, ceux qui l'écoutaient n'aient toujours pas compris le Sauveur jusqu'au bout (v. 25-27), il s'en trouva beaucoup parmi eux que les paroles de Jésus convainquirent et qui crurent en lui (v. 30). À en juger par tout cela, une division se produisit parmi les présents entre ceux qui étaient prêts à négliger l'opinion de la majorité et des autorités religieuses à cause du Royaume, et ceux qui préféraient ne pas prendre de risque. Une division entre ceux qui cherchent le Royaume et ceux qui sont prêts à vivre comme avant, en restant avec leur religion.
