RÉFLEXIONS pour Jr 13:1-27
Le Seigneur compare au pagne, qui serre le corps au plus près, le peuple qu'Il a rapproché de Lui. Mais voilà que le pagne a pourri ; il n'a plus qu'un chemin : la décharge. Le peuple aussi a pourri : les péchés qui l'ont imprégné l'ont rendu bon à rien. Hélas, le peuple ne veut pas reconnaître que, dans son état actuel, il n'est bon à rien et doit partager le sort des vieux chiffons.
Comment concilier le rejet du peuple pécheur dont il est question ici avec l'idée de la miséricorde, de la longanimité et du pardon du Seigneur, dont parlent tant d'autres pages de la même Écriture ? N'y a-t-il pas ici une contradiction ? Si on le veut, bien sûr, on peut juger que des paroles si différentes se contredisent, mais il vaut mieux les dire complémentaires. Car pour apprécier vraiment le pardon, il faut ressentir pleinement l'abomination du péché et voir ce qu'il entraîne.
Le Seigneur nous épargne encore : Il ne nous montre même pas pleinement toute l'horreur de l'abîme où nous pouvons sombrer, entraînés par le poids des péchés. Et ce n'est pas le Seigneur qui nous y pousse : Lui, Il ne cesse de nous avertir des dangers des chemins tortueux. Dans Ses avertissements menaçants, Son amour pour nous se manifeste bien plus fortement que dans une indulgence doucereuse. Mais, encore et encore, nous cherchons à bifurquer vers quelque marécage...
