RÉFLEXIONS pour Ac 8:26-40
Il est peu probable que Philippe aurait eu l'idée d'aller prêcher sur une route déserte, mais l'Ange du Seigneur intervient directement dans le ministère de prédication et l'y dirige au moment où le courtisan éthiopien doit y passer. Cette rencontre ne peut pas être qualifiée d'ordinaire, et pas seulement parce qu'elle eut lieu à la suite d'une indication angélique directe. La rencontre elle-même fut l'incarnation de la prophétie d'Isaïe, dont l'Éthiopien lisait le livre.
Que cet étranger fût juif par la foi n'a rien d'étonnant : à cette époque, la foi au Dieu d'Israël avait déjà dépassé les limites du peuple juif, si bien qu'il n'est pas surprenant que l'Éthiopien lise le livre du prophète Isaïe. Mais ce qui frappe, c'est l'humilité du dignitaire, sa disposition à écouter l'interprétation d'un homme d'apparence ordinaire rencontré sur la route.
Aussitôt après que Philippe eut révélé à l'eunuque éthiopien, dont le nom nous est resté inconnu, le sens de la prophétie, celui-ci voulut être baptisé. Il n'eut pas besoin d'une longue catéchèse, et pas seulement parce qu'il y était déjà prêt lui-même.
Il faut croire qu'après s'être séparé de Philippe, l'Éthiopien continua sa lecture d'Isaïe, et quelques tours de rouleau plus loin il devait lire la prophétie selon laquelle le Seigneur accueillerait aussi les eunuques, auxquels il donnerait « un nom éternel qui ne sera pas retranché » (Is 56:5), ainsi que les étrangers, « car ma maison sera appelée maison de prière pour tous les peuples » (Is 56:7).
