RÉFLEXIONS pour Mc 4:1-20
La lecture d'aujourd'hui raconte la prédication de Jésus au bord du lac de Génésareth. Ce lieu était, d'après les récits évangéliques, l'un des endroits préférés du Christ pour prêcher en Galilée. Au bord du lac pouvait se rassembler plus de monde que dans n'importe quelle synagogue, même la plus grande, et là la probabilité d'un conflit avec les adversaires était un peu moindre, de sorte que personne n'aurait sans doute empêché la prédication.
En règle générale, Jésus prêche à Ses auditeurs en parlant par paraboles, puis Il explique le sens de ces paraboles à Ses disciples-apôtres les plus proches. Ce procédé était généralement très répandu dans l'Orient ancien, et dans certains pays il est encore aussi largement utilisé aujourd'hui. De cette manière, celui qui parlait atteignait deux buts importants : il élargissait le sens de ce qui était dit et amenait ses auditeurs à réfléchir.
Le langage de la parabole est toujours symbolique, et le symbole est toujours polysémique. Ce qui est dit sous forme de parabole admet toujours une interprétation non univoque ; c'est pourquoi, dans la parabole, il devient possible de transmettre à l'auditeur des vérités qu'il aurait été impossible d'exprimer adéquatement, par exemple, dans un langage scientifique strict. En outre, la parabole ne donne jamais de réponses toutes faites ; l'auditeur ou le lecteur doit donc toujours chercher lui-même ces réponses, en méditant la diversité des sens que la parabole lui propose. Une réponse trouvée par soi-même se retenait et s'assimilait bien sûr mieux qu'une réponse reçue toute prête, qu'il ne restait qu'à écouter et à mémoriser. Grâce aux paraboles, la prédication de Jésus devenait une forme de communication vivante entre Lui et ceux qui L'écoutaient ; sans elles, elle se serait transformée en quelque chose ressemblant à une conférence savante, et l'Évangile serait devenu semblable à un manuel, dont la lecture aurait peut-être été utile, mais n'aurait sans doute pas donné la joie qu'il nous donne aujourd'hui.
Et pourtant, lorsque la parabole n'était pas tout à fait claire pour les disciples les plus proches de Jésus, Il la leur expliquait Lui-même, comme cela est décrit dans le passage d'aujourd'hui, car une compréhension adéquate des paroles de Jésus était absolument nécessaire aux apôtres : la prédication les attendait, et sans une telle compréhension elle aurait été impossible.
