RÉFLEXIONS pour 1Jn 2:12-17
L'apôtre et évangéliste Jean nous avait déjà dit que la connaissance de Dieu doit nécessairement s'exprimer dans l'observance des commandements. Dans celui qui garde la parole de Dieu, l'amour de Dieu s'est accompli, c'est-à-dire qu'il est devenu pleinement parfait. Poursuivant sa pensée, dans le passage d'aujourd'hui l'apôtre dit quels commandements précis il a en vue. Car un Juif peut comprendre ses paroles comme un appel à observer des commandements secondaires, tels que des prescriptions d'hygiène ou des règles de jeûne.
La parole de l'apôtre retentit avec toute sa netteté et sa clarté. Il souligne qu'il ne donne pas un commandement nouveau, mais celui qui, dès le commencement, était déjà le sens de l'Ancienne Alliance. En même temps, ce commandement est nouveau, parce que la lumière du Christ le rend clair et, surtout, praticable. Et ici, il nous faut écouter ses paroles. L'absence de scandale et la vie dans la lumière sont déterminées, selon l'apôtre, par une seule chose — l'amour pour son frère.
Il est essentiel que, dans ce cas, il ne s'agisse pas d'un proche parent ni d'un frère dans la foi, mais de tout être qui partage avec nous notre nature humaine. Cela est suffisamment évident à partir des paroles prononcées par le Christ à la fin du cinquième chapitre de l'Évangile selon Matthieu. Quiconque se met en colère contre son frère, dit le Seigneur, sera passible du jugement. L'apôtre Jean exprime la même pensée en ces mots: celui qui dit qu'il est dans la lumière et qui hait son frère est encore dans les ténèbres. C'est pourquoi, lorsque nous agissons mus par le manque d'amour, notre haine envers nos frères nous atteste que nous-mêmes sommes dans les ténèbres.
