RÉFLEXIONS pour Jr 31:1-22
Nous avons souvent tendance à percevoir les relations avec Dieu selon le principe « faute-châtiment » ou « bâton et carotte ». C'est-à-dire que, si nous nous conduisons bien, Dieu nous aidera dans la vie : Il nous donnera de bien vivre cette vie, puis nous prendra auprès de Lui au paradis ; mais si nous faisons des saletés dans cette vie, Il nous punira. Ce principe des relations religieuses remonte à la plus haute antiquité. Telle était à bien des égards la théologie morale des Israélites dans la période précédant l'Exil (et, pour une raison ou une autre, de la majorité des chrétiens d'hier et d'aujourd'hui). On pouvait encore expliquer qu'Israël était parti en exil pour le péché d'idolâtrie ; mais pourquoi les meilleurs, les plus fidèles au Seigneur, se sont-ils retrouvés en captivité ?
Ce mystère est révélé au prophète Jérémie (et à d'autres prophètes) : le Seigneur ne fonctionne pas au bâton et à la carotte. Il n'est guidé que par l'amour paternel envers Son peuple (et, en général, envers tous les hommes). Il permet la captivité seulement pour corriger le peuple, pour le purifier du paganisme, tout en aimant Israël d'un amour éternel, qui ne dépend pas de leur « conduite et application ». Le Dieu de la Bible est le Dieu de l'amour inconditionnel, Dieu est amour.
