RÉFLEXIONS pour Ez 17:1-24 — le 4 juillet 2025

RÉFLEXIONS pour Ez 17:1-24

Le chapitre 17 du livre du prophète Ézéchiel est consacré aux événements politiques bien connus du début de l'époque de l'exil, et la parole de Dieu qui leur est consacrée les prend comme point de départ pour révéler au prophète et à ses auditeurs des choses très importantes dans le dessein de Dieu. Mais auparavant, le Seigneur soumet les événements eux-mêmes à l'analyse. Le langage de la parabole dans lequel Dieu parle ne nous est pas familier, car il diffère de notre manière de nous exprimer, mais le sens de la parole de Dieu n'en est pas moins parfaitement clair.

Il importe d'abord que le Seigneur donne aux événements politiques une appréciation morale et spirituelle. Nous avons l'habitude de l'éviter, parce que trop de choses dans notre vie politique devraient, du point de vue moral, être jugées de façon nettement négative. Cet exemple n'en est que plus important pour nous. Les chefs de Jérusalem, installés par Nabuchodonosor à la place du roi Sédécias emmené en captivité, ont violé leur serment au roi de Babylone et se sont mis à chercher une alliance militaire avec l'Égypte afin de se débarrasser de la dépendance babylonienne. Le Seigneur dit qu'il n'en sortira rien, et Il en donne deux raisons. D'abord, on ne peut rien bâtir sur le mensonge. Le psaume 14 appelle irréprochable celui qui «jure, même à son détriment, et ne change pas». L'importance de la promesse ne tient pas à la valeur de celui à qui nous promettons quelque chose, mais à notre propre fidélité. Ensuite, la volonté de Dieu était que Jérusalem «se livre aux mains du roi de Babylone», comme Il l'avait dit par le prophète Jérémie. Ainsi la politique perfide des chefs judéens est non seulement mensongère, mais aussi contraire à la volonté clairement exprimée du Tout-Puissant.

Mais, comme dans d'autres cas, ce n'est qu'une introduction à l'essentiel. À la fin du chapitre, le Seigneur révèle au prophète qu'Il établira sur Son peuple un autre Chef. Le cèdre, la plante la plus puissante et la plus durable du Proche-Orient, devient le symbole et la préfiguration du Christ, qui sera roi de la lignée de David. Il ne faut pas négliger non plus, dans l'interprétation, le contraste imagé entre les vignes qui rampent sur la terre et, d'autre part, le haut cèdre qui s'élève vers le Ciel.