RÉFLEXIONS. Lecture en trois ans.

RÉFLEXIONS pour Is 6:1-13

Ce n’est sans doute pas par hasard que le Seigneur apparut au prophète l’année de la mort du roi. Les souverains terrestres peuvent changer, mais le Roi céleste demeure constamment.

Le charbon ardent avec lequel le séraphin toucha les lèvres d’Isaïe avait été pris par lui sur l’autel qui brûlait devant la face du Seigneur. Le ministère prophétique d’Isaïe devint une participation au sacrifice, de même que tout service véritable du Seigneur est sacrificiel. C’est précisément le charbon sacrificiel qui purifia le prophète et lui donna la possibilité d’oser se porter volontaire pour aller servir.

Mais ce que le prophète doit dire au peuple est lourd. Il doit parler du fait que les gens ont perdu la capacité d’entendre et de voir, si bien qu’il est inutile de s’adresser à eux avec des paroles de vérité et de sagesse. Mais s’il en est ainsi, pourquoi donc le prophète devrait-il sortir prêcher ?

Sans doute afin que les paroles s’inscrivent malgré tout au plus profond d’au moins une partie des auditeurs, afin qu’elles soient entendues au moins par quelques-uns. Et ces quelques-uns ne se trouveront-ils pas parmi ce reste qui, après toutes les calamités, donnera une nouvelle pousse ?