RÉFLEXIONS pour Mt 18:10-20
Il est très important qu'aujourd'hui précisément, jour du Saint-Esprit, l'Église nous rappelle la promesse du Seigneur d'être au milieu de nous lorsque nous nous réunissons en Son nom à deux ou trois. Au moment où le Christ prononçait ces paroles, les apôtres comprenaient difficilement comment le Maître pourrait toujours être présent avec tous ceux qui se réuniraient «en Son nom». Tant qu'ils ne l'avaient pas appris et vérifié de leurs propres yeux, par leur propre expérience, ces paroles demeuraient pour eux une énigme. Le Christ, le prévoyant, envoya tout de même aux apôtres ce «paquet» qui atteint son destinataire avec le temps.
Et c'est précisément le jour de la Pentecôte que ce paquet fut livré: «Mais le Défenseur, l'Esprit Saint, que le Père enverra en Mon nom, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que Je vous ai dit» (Jn 14:26). Ce jour-là, l'Esprit donna aux apôtres le sentiment de la présence vivante de leur Maître au milieu d'eux, aussi réelle que lorsqu'ils marchaient ensemble sur les routes de Palestine. Et peut-être même plus réelle encore: l'Esprit «assurait» Sa présence à la fois au milieu d'eux et en chacun d'eux. Parce qu'ils étaient réellement réunis en Son nom.
Il est possible que les apôtres, en attendant la descente de l'Esprit, se soient occupés précisément de ce que Paul énumère dans l'épître aux Éphésiens (Ép 5:9-19). Car c'est là une incarnation tout à fait concrète des paroles «en Son nom», c'est vraiment ce qu'il convient de faire dans l'attente de l'Esprit. Mais en tout cas, les apôtres ont véritablement écouté les paroles du Christ et sont demeurés ensemble. Et cette disposition commune, cette attente fidèle pendant les dix jours depuis l'Ascension, était ce que le Seigneur voulait d'eux. Ce seul pas en réponse auquel Il fait beaucoup plus: Il répand sur nous Sa grâce.
