RÉFLEXIONS pour Jn 10:1-9
Aujourd’hui l’évangéliste nous transmet des paroles du Christ exceptionnelles, essentielles pour notre vie. Ce sont les paroles où Il dit qu’Il est le Bon Pasteur et la Porte des brebis.
Il n’est pas inutile de rappeler ici que, dans l’ancienne Palestine, on ne gardait pas les brebis comme on garde les vaches en Russie. Nous nous représentons le pasteur comme un pauvre petit paysan qui marche derrière le troupeau et pousse le bétail avec un lourd fouet. Des chiens qui aboient et mordent les talons de ceux qui tentent de s’écarter complètent ce tableau peu attrayant. Hélas, instinctivement, nous comprenons les paroles du Christ disant qu’Il est le Pasteur selon ce qui est plus familier à notre culture. En Orient, au contraire, le berger des brebis marche devant son troupeau, choisissant le chemin parmi les rochers et les précipices. Il doit souvent s’arrêter dans un passage étroit et laisser passer les brebis une à une, car il n’y a pour elles d’autre chemin que l’endroit où se tient le berger.
Voilà précisément ce qu’est pour nous le Bon Pasteur, qui nous conduit à la vie. Nous Le suivons, et sur le chemin étroit il ne nous est possible de passer qu’en nous serrant contre Lui, en nous attachant à Dieu, comme le dit la Bible. C’est pourquoi le pastorat du Christ est pour nous un grand don. Et pour recevoir tout don de Dieu, il faut le demander, le désirer ardemment, en user et en rendre grâce. De même, pour que le Seigneur soit notre Pasteur, il faut le désirer de toutes nos forces, écouter Sa voix et Le remercier de nous paître.
