RÉFLEXIONS. Lectures orthodoxes.

RÉFLEXIONS pour Jn 5:1-16

À en juger par tout cela, près de la piscine de Bethesda se rassemblaient précisément des gens avides de guérison. Et Jésus pose au malade une question qui paraît stupide : « Veux-tu être guéri? » Pourquoi donc est-il couché là, s’il ne veut pas guérir? Mais tout n’est pas si simple. Parfois les médecins rencontrent cette situation : une personne court d’un médecin à l’autre, suit scrupuleusement toutes les prescriptions; tout semble fait correctement, et pourtant l’amélioration ne vient pas. Et la maladie, semble-t-il, n’est pas grave, mais rien n’aide. Les médecins expérimentés disent souvent, dans de tels cas, que c’est un travail pour un psychiatre ou un psychologue : il est tout simplement commode pour la personne d’être malade. L’organisme refuse de guérir parce que c’est habituel, confortable. La personne a une occupation : elle se soigne. Une fois guérie, elle perdrait tout simplement le sens de sa vie!

Il en va de même pour nos péchés. Le bienheureux Augustin a décrit ce rapport au péché avec une finesse étonnante et une grande autocritique : « Seigneur, donne-moi la chasteté! Seulement, je t’en prie, pas aujourd’hui. » Nous venons à Dieu et nous Lui demandons, nous Lui demandons de nous guérir, de nous libérer des péchés... Mais, en réalité, nous ne voyons tout simplement pas notre vie sans le péché. Nous avons pris l’habitude de pécher et de nous repentir; avons-nous vraiment besoin de l’aide que nous Lui demandons? Il pose une question simple : « Veux-tu être guéri? » Et tant que notre réponse ne sera pas un « Oui » sincère, venu du cœur, aucune guérison ne sera possible.