RÉFLEXIONS pour Mc 6:1-6
Le principe qui guide les habitants de Galilée, et que chacun de nous a sans doute éprouvé pour lui-même, reflète parfois un phénomène très triste de notre vie spirituelle. L’essence de ce principe est que, lorsque les gens pensent connaître très bien quelque chose ou quelqu’un, ils deviennent incapables de voir en lui davantage que ce qu’ils ont l’habitude d’y voir. Malheureusement, nous nous retrouvons souvent à la place des compatriotes de Jésus ; sauf qu’en plus de L’appeler fils de Marie, frère de Jacques, de Joset et des autres, nous L’appelons aussi Fils de Dieu. Mais cette haute confession ne nous empêche pas de fermer les yeux sur ce que nous n’avons pas encore saisi, sur ce à quoi nous n’avons pas encore grandi. Comme ces Galiléens, nous pensons connaître assez bien notre Sauveur : par l’Écriture, par les œuvres des théologiens et les récits des mystiques. Mais il existe un argument irréfutable qui dit combien peu nous Le connaissons et combien peu nous croyons en Lui : le relâchement spirituel, l’abattement, une vie qui n’est pas vécue pleinement, la faiblesse de la prière, l’incapacité à voir Son action dans notre vie, à Lui faire confiance et à n’espérer qu’en Lui. Il n’est pas étonnant qu’Il n’accomplisse pas tant de miracles dans nos destinées, nos familles, nos communautés. Que faire alors ? C’est sans doute une question adressée à chacun de nous...
