RÉFLEXIONS pour Jc 4:7-17
L’apôtre Jacques utilise la métaphore de l’or et de l’argent rouillés pour indiquer non pas le côté matériel de la vie, mais les buts et le sens de toute accumulation. L’expérience accumulée, la gloire et la reconnaissance comme spécialiste, comme grand acteur, comme personne à qui les affaires réussissent, les titres universitaires : voilà cet or et cet argent qui rouillent et témoigneront contre nous. Et les buts que nous nous fixons sont notre trésor. Ils signifient très peu pour l’avenir. Et aucun succès en ce monde n’est requis pour aimer ses proches, ses amis, ses voisins et ses connaissances. Pour le croyant, pour l’homme entré dans la vie de l’Église, qui lit l’Évangile, la conscience de la petitesse et de l’invisibilité de nos succès devant le monde et devant Dieu doit devenir fondamentale. Quand l’Apôtre dit : « Affligez-vous, pleurez et gémissez ; que votre rire se change en deuil, et votre joie en tristesse », il appelle à prêter attention au fait que nous recherchons la joie et l’allégresse, que nous chassons loin de nous les pensées difficiles et pénibles. Or il n’y a pas de joie dans le monde. Nous portons la joie dans nos cœurs. Et cette joie vient de Dieu. Lui seul peut nous la donner. Nous, nous cherchons dans ce monde un substitut à la relation avec Lui. Et nous comprenons que nous devons faire le bien, nous en sentons le besoin ; mais la miséricorde accomplie et l’aide apportée ne nous donnent pas de joie si, à travers elles, nous ne glorifions pas Dieu, si nous ne Le remercions pas de la possibilité d’aider et d’être auprès de celui qui est dans le besoin.
