RÉFLEXIONS. Lecture en trois ans.

RÉFLEXIONS pour Gn 23:1-20

Pendant de longues années, Abraham fut un étranger et un hôte sur la terre que Dieu avait promis de donner à lui et à sa descendance. D'après le texte de l'Écriture, on le considérait comme un homme étrange et en même temps comme un signe de la présence d'un Dieu grand, invisible et inconnu des habitants de ce pays. On craignait de l'offenser ou de lui faire du mal, pensant qu'on offenserait ainsi Celui qui est inconnu et incompréhensible. Et pourtant il restait un étranger et un hôte, sans terre où enterrer sa femme. Tout homme en terre étrangère ressent cela: «Je mourrai, et il n'y aura même pas de lieu où m'enterrer.» La perte de son épouse et compagne de toute sa vie devient non seulement un deuil personnel pour Abraham, mais aussi l'événement qui confirme ses droits sur la Terre promise. Désormais il y a enterré une personne proche; il y demeure, et personne ne peut contester son droit à rester sur la terre à laquelle il a confié le corps de sa femme.