RÉFLEXIONS. La Bible pour les débutants.

RÉFLEXIONS pour Mc 4:21-41

La lecture d'aujourd'hui nous parle des paraboles de Jésus, où Il décrit la venue progressive et imperceptible du Royaume de Dieu, qui pourtant, à la fin, devient si visible qu'il est impossible de ne pas y prêter attention. Dans ces paraboles revient sans cesse l'image du grain qui germe, image très répandue dans l'antiquité dans tous les pays du Proche-Orient, de l'Égypte à la Babylonie. Le grain qui germe y est devenu le symbole d'une vie éternelle, sans cesse renouvelée, qui s'oppose à la mort et la vainc. Il n'est pas étonnant que Jésus utilise cette image pour décrire le Royaume de Dieu, car dans le Royaume de Dieu chacun reçoit toute la plénitude de vie que l'on puisse imaginer, et la mort n'y a pas de place. Mais il ne vient pas tout de suite, de sorte que le commencement de sa venue n'est pas visible à tous. De toute évidence, pour que le Royaume de Dieu se révèle dans toute sa plénitude, il faut du temps, et c'est précisément ce que dit Jésus en le comparant à une graine d'abord imperceptible, qui devient ensuite un arbre visible de tous. Dans ce même passage est mentionné l'apaisement par Jésus de la tempête qui s'était levée sur le lac de Génésareth tandis qu'Il passait avec Ses disciples sur l'autre rive, du côté opposé à la Galilée. Il faut noter que les tempêtes sont fréquentes sur le lac de Génésareth, surtout en hiver. Les hivers en Galilée sont doux, la température descend rarement au-dessous de +10 même en janvier, mais les vents y soufflent fort, et sur le lac de Génésareth, qui n'est nullement petit, il se produit de véritables tempêtes. Les barques de pêche, même assez grandes, ne sont tout de même pas aussi grandes que de véritables navires de mer, et de telles tempêtes représentent pour elles un danger sérieux. Des pêcheurs surpris par la tempête loin du rivage pouvaient être réellement menacés de mort, même si la scène ne se déroulait pas en mer. C'est l'une de ces tempêtes que Jésus apaise, sauvant la vie de Ses compagnons.